Cycle de documentaires

Du jeudi 14 octobre au samedi 12 décembre 2004


La MCJP propose un cycle exceptionnel de documentaires inédits traitant du Japon des années 60 à nos jours. Toutes les projections sont suivies de rencontres avec les réalisateurs. Cet événement s’inscrit dans le cadre du Mois du film documentaire.

Identités japonaises : ZAI - NEN - EN - KEI

Jeudi 14 et ven­dredi 15 octo­bre 2004 à 19h30
Samedi 16 octo­bre 2004 à 16h

Projections sui­vies d’un débat avec Emiko Okumura (pro­duc­trice, scé­na­riste), Jirô Fujiwara (réa­li­sa­teur) et Nobuaki Ishimaru (archi­tecte).

Emiko Okumura a fondé en 1986 Creative House Okumura, une société spé­cia­li­sée dans la pro­duc­tion de films indus­triels. En 2001, elle s’est asso­ciée avec un réa­li­sa­teur et un archi­tecte pour fon­der le pro­jet « Rara Project » qui consiste en une série de qua­tre docu­men­tai­res, à la fois artis­ti­ques et phi­lo­so­phi­ques, trai­tant de l’esthé­ti­que japo­naise dans l’archi­tec­ture tra­di­tion­nelle et du pro­blème de sa sur­vi­vance. Ces qua­tre films, pré­sen­tés pour la pre­mière fois en France, ont été pri­més dans plu­sieurs fes­ti­vals inter­na­tio­naux : World Media Festival, US International Film Video Festival, Telly Award... Creative House Okumura Nobuaki Ishimaru

ZAI / Etre : La villa du mont Rokko
2001 / 17’ / Couleur Betacam / Réalisation Jirô Fujiwara / vostf

L’archi­tecte Nobuaki Ishimaru (ancien élève de Tadao Ando) a fait par­tie de ces mil­liers de sinis­trés du grand séisme de Kôbe, en 1995. Dans ce film, il raconte com­ment la catas­tro­phe l’a amené à repen­ser l’archi­tec­ture dans nos socié­tés moder­nes. Prenant comme exem­ple la villa Rokko, mai­son qu’il a conçue dans la ban­lieue de Kôbé, il pro­pose des for­mes archi­tec­tu­ra­les issues de l’esthé­ti­que japo­naise tra­di­tion­nelle dans les­quel­les la fusion avec la nature pren­drait le pas sur « l’ego de l’archi­tecte ».

NEN / Nature : Une mai­son à Tajima
2003 / 14’ / Couleur Betacam / Réalisation Jirô Fujiwara / vostf

A Tajima (dépar­te­ment de Hyôgo), une société s’est spé­cia­li­sée dans la cons­truc­tion de mai­sons tra­di­tion­nel­les fai­tes uni­que­ment à par­tir de maté­riaux locaux et de recy­clage. Véritable mani­feste pour une archi­tec­ture en har­mo­nie avec la nature et l’homme, NEN est aussi une réflexion sur les excès de notre société de consom­ma­tion.

EN / Engawa
2004 / 11’/Couleur Betacam / réa­li­sa­tion Jirô Fujiwara / vostf

A tra­vers les ima­ges d’une ancienne demeure de riches fer­miers de l’époque d’Edo (1603-1868), une réflexion sur le engawa, élément essen­tiel de la mai­son japo­naise, espace à la fois fron­ta­lier et com­mu­ni­quant entre le dedans et le dehors.

KEI / Héritage : Le passé et le futur
2004 / 21’ / Couleur Betacam / Réalisation Jirô Fujiwara / vostf

Ce film traite d’un pro­jet public de réno­va­tion d’un poste-relais de l’époque d’Edo où s’arrê­taient les offi­ciers du sho­gou­nat char­gés de la jus­tice. Les dif­fé­rents corps de métier asso­ciés au pro­jet abor­dent la ques­tion de la sur­vi­vance du patri­moine archi­tec­tu­ral au Japon dans un contexte d’extinc­tion rapide des tech­ni­ques tra­di­tion­nel­les de cons­truc­tion.

Au pays des quatre vertus ou le Japon des années 1960 vu par Armand Chartier

Vendredi 26 et samedi 27 novem­bre 2004

Avec la col­la­bo­ra­tion de la Cinémathèque du Ministère de l’agri­culture, de l’ali­men­ta­tion, de la pêche et des affai­res rura­les

Chef du Service Cinéma au Ministère de l’agri­culture de la fin de la Seconde Guerre mon­diale jus­que dans les années 70, Armand Chartier engage la moder­ni­sa­tion du ser­vice et une impor­tante col­la­bo­ra­tion avec les grands cinéas­tes de la nou­velle vague, le Centre natio­nal du cinéma et la télé­vi­sion. Sous son auto­rité, le ser­vice cinéma devient l’un des plus impor­tants pôles de la créa­tion docu­men­taire de France. En 63 et 64, il part avec Jean Boffety qui a été l’opé­ra­teur de Claude Sautet, pour un long péri­ple au Japon dont il ramène des ima­ges excep­tion­nel­les.

Vendredi 26 novem­bre à 19h30
1er pro­gramme : Au pays des qua­tre ver­tus (90’)

Samedi 27 novem­bre à 16h
2e pro­gramme : De Tokyo à Tokyo / Hamas / Heures pay­san­nes au Japon / Honorable Japon (68’)

Projections sui­vies d’un débat avec André Delacroix, res­pon­sa­ble de la Cinémathèque du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales

Au Pays des qua­tre ver­tus
1963 / 90’ / N&B Betacam / Réalisation et com­men­taire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Panorama du Japon des années 60. Etat de son indus­trie et sur­tout de son agri­culture. Le monde rural a alors une grande place dans l’économie du pays : les valeurs encore très mar­quées tra­di­tion­nel­le­ment et le niveau de vie en géné­ral très modeste main­tien­nent une grande par­tie de la popu­la­tion à la terre, quand elle n’est pas par­tie gros­sir les rangs de la main d’oeu­vre ouvrière.

De Tokyo à Tokyo
1964 / 14’ / Couleur Betacam / Réalisation et com­men­taire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Un repor­tage « sélec­tif » sur quel­ques-unes des acti­vi­tés les plus typi­ques du Japon moderne (en 1960) : la fabri­ca­tion des appa­reils pho­to­gra­phi­ques, la culture des huî­tres per­liè­res. Et les loi­sirs, sur musi­que nip­ponne.

Hamas
1964 / 25’ / Couleur Betacam / Réalisation et com­men­taire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Un film sans com­men­taire, qui livre l’étonnante per­for­mance des « pay­san­nes pêcheu­ses » (Ama), cel­les qui peu­vent demeu­rer en apnée durant 3 minu­tes à 15 mètres de pro­fon­deur.

Heures pay­san­nes du Japon
1964 / 14’ / Couleur / Réalisation et com­men­taire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Ce repor­tage ras­sem­ble quel­ques scè­nes repré­sen­ta­ti­ves de la vie rurale et de ses valeurs au Japon en 1964 : récolte manuelle du thé et du riz, arbo­ri­culture frui­tière, reboi­se­ment, vie fami­liale, fêtes popu­lai­res et tra­di­tions.

Honorable Japon
1964 / 15’ / Couleur Betacam / Réalisation et com­men­taire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Ce film résume en ima­ges vives et sur une musi­que de kabuki les valeurs encore per­ma­nen­tes d’une civi­li­sa­tion qui déconcerte par la rapi­dité de sa muta­tion. Prodigieux entas­se­ment de reli­gions, d’arts, de jeux, de tra­vaux sous le signe de l’« hono­ra­bi­lité ». Un sujet de réflexions préoc­cu­pan­tes.

Paris-Kyoto, un andante japonais

Vendredi 3 décem­bre 2004 à 19h30 et samedi 4 décem­bre 2004 à 16h

2003 / 53’ / Couleur Betacam / Réalisation André Delacroix / Coproduction Mezzo et Morgane pro­duc­tion

Projections sui­vies d’un débat avec le réa­li­sa­teur
André Delacroix, Responsable de la Cinémathèque au Ministère de l’Agriculture

Après avoir été formé comme Régisseur au TNP en 1961, André Delacroix devient en 1967 assis­tant de grands réa­li­sa­teurs de cinéma (Ferreri, Zinneman, Preminger, Molinaro, Deville...).
Réalisateur depuis 1976, il tourne qua­tre télé­films dont : La Mémoire (1992,TF1) avec Guy Marchand, Marie Dubois et Staccato (FR3,1988) avec Ludmila Mikaël, Daniel Olbrychski, Patrice et Renaud Fontanarosa. Auteur et réa­li­sa­teur de nom­breux repor­ta­ges et maga­zi­nes cultu­rels dont « Boîte aux let­tres » de Jérôme Garcin pour FR3 de 1985 à 1987, il réa­lise une série d’émissions de sen­si­bi­li­sa­tion à la musi­que pour les enfants sur TF1 de 1981 à 1985 puis, en 1989 dans la série « Portraits du siè­cle », le film sur Michel Debré. En 1996 pour « Un siè­cle d’écrivains », c’est un por­trait de Bernard Shaw (FR3), puis en 1997 pour ARTE le « Portrait de Tony Blair » salué par toute la cri­ti­que. Passionné de musi­que depuis tou­jours, il est engagé par Alain Duault pour « Musicales » de 1988 à 1995. Il est par ailleurs l’auteur de nom­breux docu­men­tai­res musi­caux.

Kimiko-san, Campagne à la campagne, une affaire de famille

Vendredi 10 décem­bre 2004 à 19h30 et samedi 11 décem­bre 2004 à 16h

2004 / 52’ / Couleur Betacam / Réalisation Martine Jullien / Production Alif Productions

Projections sui­vies d’un débat avec la réa­li­sa­trice

Le Japon est une pas­sion tar­dive pour Martine Jullien qui, après des études lit­té­rai­res (lin­guis­ti­que, agré­ga­tion de let­tres), apprend le japo­nais aux Langues Orientales. Elle sou­tient une maî­trise sous la direc­tion de René Sieffert, avant d’aller se frot­ter à la réa­lité du pays, en tant qu’ensei­gnante à l’uni­ver­sité d’Ehime. Ce contact avec le ter­rain l’incite à orien­ter son tra­vail vers l’anthro­po­lo­gie socio­cultu­relle : elle s’inté­resse à la socia­li­sa­tion par la société locale. Elle tient à accom­pa­gner ses recher­ches d’un tra­vail des­tiné à un public plus étendu et elle réa­lise ainsi deux films docu­men­tai­res que la MCJP a pro­je­tés à plu­sieurs repri­ses ( GANBARE 1. L’éducation japo­naise selon l’école deDôgo et GANBARE 2. P.T.A, Parents and Teachers Association, l’école des mères (1998).

Avec Kimiko-san, Campagne à la cam­pa­gne, une affaire de famille, Martine Jullien retrouve cette société locale dont le quar­tier est la base. Nous sui­vons Madame Kyôno, can­di­date à un poste de conseillère du dépar­te­ment d’Akita, dans les tour­nées où elle fait du porte-à-porte, nous assis­tons aux réu­nions dans les locaux des asso­cia­tions de quar­tier, nous la voyons par­ti­ci­per à des mani­fes­ta­tions syn­di­ca­les, nous péné­trons dans les mai­sons de mem­bres de son comité électoral, en un par­cours tout aussi incontour­na­ble que les grands mee­tings ou les dis­cours dans les rues. Car, si cette cam­pa­gne - dans le sillage du « néo-gou­ver­neur » indé­pen­dant du dépar­te­ment qui s’oppose au PLD - témoi­gne de l’émergence des fem­mes et du renou­veau dans la vie poli­ti­que, elle révèle le rap­port des citoyens à la « chose publi­que » et à ceux qui par­lent et agis­sent en son nom et au leur, dans une société où les liens de sang, les liens de terre, les liens d’obli­ga­tion sont très forts.

Ce film a reçu le sou­tien de la Fondation du Japon (The Japan Foundation Film and TV Program, Production Support Program).

Dates
Maison de la culture du Japon à Paris

Cinéma

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