Jeudi 14 et vendredi 15 octobre 2004 à 19h30
Samedi 16 octobre 2004 à 16h
Projections suivies d’un débat avec Emiko Okumura (productrice, scénariste), Jirô Fujiwara (réalisateur) et Nobuaki Ishimaru (architecte).
Emiko Okumura a fondé en 1986 Creative House Okumura, une société spécialisée dans la production de films industriels. En 2001, elle s’est associée avec un réalisateur et un architecte pour fonder le projet « Rara Project » qui consiste en une série de quatre documentaires, à la fois artistiques et philosophiques, traitant de l’esthétique japonaise dans l’architecture traditionnelle et du problème de sa survivance. Ces quatre films, présentés pour la première fois en France, ont été primés dans plusieurs festivals internationaux : World Media Festival, US International Film Video Festival, Telly Award... Creative House Okumura Nobuaki Ishimaru
ZAI / Etre : La villa du mont Rokko
2001 / 17’ / Couleur Betacam / Réalisation Jirô Fujiwara / vostf
L’architecte Nobuaki Ishimaru (ancien élève de Tadao Ando) a fait partie de ces milliers de sinistrés du grand séisme de Kôbe, en 1995. Dans ce film, il raconte comment la catastrophe l’a amené à repenser l’architecture dans nos sociétés modernes. Prenant comme exemple la villa Rokko, maison qu’il a conçue dans la banlieue de Kôbé, il propose des formes architecturales issues de l’esthétique japonaise traditionnelle dans lesquelles la fusion avec la nature prendrait le pas sur « l’ego de l’architecte ».
NEN / Nature : Une maison à Tajima
2003 / 14’ / Couleur Betacam / Réalisation Jirô Fujiwara / vostf
A Tajima (département de Hyôgo), une société s’est spécialisée dans la construction de maisons traditionnelles faites uniquement à partir de matériaux locaux et de recyclage. Véritable manifeste pour une architecture en harmonie avec la nature et l’homme, NEN est aussi une réflexion sur les excès de notre société de consommation.
EN / Engawa
2004 / 11’/Couleur Betacam / réalisation Jirô Fujiwara / vostf
A travers les images d’une ancienne demeure de riches fermiers de l’époque d’Edo (1603-1868), une réflexion sur le engawa, élément essentiel de la maison japonaise, espace à la fois frontalier et communiquant entre le dedans et le dehors.
KEI / Héritage : Le passé et le futur
2004 / 21’ / Couleur Betacam / Réalisation Jirô Fujiwara / vostf
Ce film traite d’un projet public de rénovation d’un poste-relais de l’époque d’Edo où s’arrêtaient les officiers du shogounat chargés de la justice. Les différents corps de métier associés au projet abordent la question de la survivance du patrimoine architectural au Japon dans un contexte d’extinction rapide des techniques traditionnelles de construction.
Vendredi 26 et samedi 27 novembre 2004
Avec la collaboration de la Cinémathèque du Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales
Chef du Service Cinéma au Ministère de l’agriculture de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusque dans les années 70, Armand Chartier engage la modernisation du service et une importante collaboration avec les grands cinéastes de la nouvelle vague, le Centre national du cinéma et la télévision. Sous son autorité, le service cinéma devient l’un des plus importants pôles de la création documentaire de France. En 63 et 64, il part avec Jean Boffety qui a été l’opérateur de Claude Sautet, pour un long périple au Japon dont il ramène des images exceptionnelles.
Vendredi 26 novembre à 19h30
1er programme : Au pays des quatre vertus (90’)
Samedi 27 novembre à 16h
2e programme : De Tokyo à Tokyo / Hamas / Heures paysannes au Japon / Honorable Japon (68’)
Projections suivies d’un débat avec André Delacroix, responsable de la Cinémathèque du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales
Au Pays des quatre vertus
1963 / 90’ / N&B Betacam / Réalisation et commentaire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Panorama du Japon des années 60. Etat de son industrie et surtout de son agriculture. Le monde rural a alors une grande place dans l’économie du pays : les valeurs encore très marquées traditionnellement et le niveau de vie en général très modeste maintiennent une grande partie de la population à la terre, quand elle n’est pas partie grossir les rangs de la main d’oeuvre ouvrière.
De Tokyo à Tokyo
1964 / 14’ / Couleur Betacam / Réalisation et commentaire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Un reportage « sélectif » sur quelques-unes des activités les plus typiques du Japon moderne (en 1960) : la fabrication des appareils photographiques, la culture des huîtres perlières. Et les loisirs, sur musique nipponne.
Hamas
1964 / 25’ / Couleur Betacam / Réalisation et commentaire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Un film sans commentaire, qui livre l’étonnante performance des « paysannes pêcheuses » (Ama), celles qui peuvent demeurer en apnée durant 3 minutes à 15 mètres de profondeur.
Heures paysannes du Japon
1964 / 14’ / Couleur / Réalisation et commentaire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Ce reportage rassemble quelques scènes représentatives de la vie rurale et de ses valeurs au Japon en 1964 : récolte manuelle du thé et du riz, arboriculture fruitière, reboisement, vie familiale, fêtes populaires et traditions.
Honorable Japon
1964 / 15’ / Couleur Betacam / Réalisation et commentaire Armand Chartier / Images Jean Boffety
Ce film résume en images vives et sur une musique de kabuki les valeurs encore permanentes d’une civilisation qui déconcerte par la rapidité de sa mutation. Prodigieux entassement de religions, d’arts, de jeux, de travaux sous le signe de l’« honorabilité ». Un sujet de réflexions préoccupantes.
Vendredi 3 décembre 2004 à 19h30 et samedi 4 décembre 2004 à 16h
2003 / 53’ / Couleur Betacam / Réalisation André Delacroix / Coproduction Mezzo et Morgane production
Projections suivies d’un débat avec le réalisateur
André Delacroix, Responsable de la Cinémathèque au Ministère de l’Agriculture
Après avoir été formé comme Régisseur au TNP en 1961, André Delacroix devient en 1967 assistant de grands réalisateurs de cinéma (Ferreri, Zinneman, Preminger, Molinaro, Deville...).
Réalisateur depuis 1976, il tourne quatre téléfilms dont : La Mémoire (1992,TF1) avec Guy Marchand, Marie Dubois et Staccato (FR3,1988) avec Ludmila Mikaël, Daniel Olbrychski, Patrice et Renaud Fontanarosa. Auteur et réalisateur de nombreux reportages et magazines culturels dont « Boîte aux lettres » de Jérôme Garcin pour FR3 de 1985 à 1987, il réalise une série d’émissions de sensibilisation à la musique pour les enfants sur TF1 de 1981 à 1985 puis, en 1989 dans la série « Portraits du siècle », le film sur Michel Debré. En 1996 pour « Un siècle d’écrivains », c’est un portrait de Bernard Shaw (FR3), puis en 1997 pour ARTE le « Portrait de Tony Blair » salué par toute la critique. Passionné de musique depuis toujours, il est engagé par Alain Duault pour « Musicales » de 1988 à 1995. Il est par ailleurs l’auteur de nombreux documentaires musicaux.
Vendredi 10 décembre 2004 à 19h30 et samedi 11 décembre 2004 à 16h
2004 / 52’ / Couleur Betacam / Réalisation Martine Jullien / Production Alif Productions
Projections suivies d’un débat avec la réalisatrice
Le Japon est une passion tardive pour Martine Jullien qui, après des études littéraires (linguistique, agrégation de lettres), apprend le japonais aux Langues Orientales. Elle soutient une maîtrise sous la direction de René Sieffert, avant d’aller se frotter à la réalité du pays, en tant qu’enseignante à l’université d’Ehime. Ce contact avec le terrain l’incite à orienter son travail vers l’anthropologie socioculturelle : elle s’intéresse à la socialisation par la société locale. Elle tient à accompagner ses recherches d’un travail destiné à un public plus étendu et elle réalise ainsi deux films documentaires que la MCJP a projetés à plusieurs reprises ( GANBARE 1. L’éducation japonaise selon l’école deDôgo et GANBARE 2. P.T.A, Parents and Teachers Association, l’école des mères (1998).
Avec Kimiko-san, Campagne à la campagne, une affaire de famille, Martine Jullien retrouve cette société locale dont le quartier est la base. Nous suivons Madame Kyôno, candidate à un poste de conseillère du département d’Akita, dans les tournées où elle fait du porte-à-porte, nous assistons aux réunions dans les locaux des associations de quartier, nous la voyons participer à des manifestations syndicales, nous pénétrons dans les maisons de membres de son comité électoral, en un parcours tout aussi incontournable que les grands meetings ou les discours dans les rues. Car, si cette campagne - dans le sillage du « néo-gouverneur » indépendant du département qui s’oppose au PLD - témoigne de l’émergence des femmes et du renouveau dans la vie politique, elle révèle le rapport des citoyens à la « chose publique » et à ceux qui parlent et agissent en son nom et au leur, dans une société où les liens de sang, les liens de terre, les liens d’obligation sont très forts.
Ce film a reçu le soutien de la Fondation du Japon (The Japan Foundation Film and TV Program, Production Support Program).