Films documentaires sur le Japon

Jusqu’au jeudi 13 juillet 2000


Quand le Japon s’ouvrit au monde
Sur les traces d’Emile Guimet
Réalisation : Jean-Claude Lubtchansky
Auteurs : Francis Macouin & Keiko Omoto
54 mn / BETACAM SP
Production : Trans Europe Film
Co-production : ARTE

TEF En 1876, l’indus­triel lyon­nais Emile Guimet débar­que à Yokohama accom­pa­gné du pein­tre Félix Régamey. Commence alors pour eux la décou­verte d’un empire qui, jusqu’en 1854, avait été fermé aux Occidentaux. La réa­lité docu­men­taire fil­mée aujourd’hui se confond avec les ima­ges ancien­nes - pein­tu­res, estam­pes, cro­quis de voya­ges, films (opé­ra­teurs Lumière), pho­to­gra­phies (cli­chés repeints de Beato).
Ils voya­gent en emprun­tant le che­min de fer tout récent, mais également à che­val, en pousse-pousse et à pied. Ils visi­tent des monas­tè­res boud­dhi­ques et des sanc­tuai­res shintô, décou­vrant l’archi­tec­ture et les jar­dins. Le jour­nal de voyage de Guimet nous guide et les tex­tes tra­di­tion­nels japo­nais nous font entrer dans un monde inconnu et ouvrent des por­tes sur l’his­toire pas­sée. Un étonnant voyage de ren­contres et de fas­ci­na­tion dans un Japon entre tra­di­tion et moder­nisme.

Un ryo­kan à Kyoto
Réalisation : Nathalie Gachet
60 mn / Rush / 2000

Tournage réa­lisé grâce à une bourse de l’AFAA, pro­gramme Villa Kujôyama, 1998

Tourné dans une auberge à Kyôto, ce film avait comme point de départ les maniè­res de table et la mise en scène des plats dans la res­tau­ra­tion japo­naise. Mais, au quo­ti­dien, ce que décou­vre l’eth­no­lo­gue-cinéaste, c’est un tra­vail d’équipe, géré dans une ambiance fami­liale par sha­cho­san, le patron.
Ce tra­vail d’équipe est l’objet prin­ci­pal du film. Comment apprend-on à se tenir ? A cui­si­ner ? Quels sont les rôles des hom­mes et des fem­mes dans une auberge japo­naise ? Entre la res­tau­ra­tion fran­çaise et la res­tau­ra­tion japo­naise, les cultu­res de métier sont-elles si dif­fé­ren­tes ? Film pré­senté et com­menté par la réa­li­sa­trice.

Gambare 1
L’éducation japo­naise selon Dôgô
Réalisation : Martine Jullien
60 mn / BETACAM

Avec une volonté de retour aux sour­ces de la tra­di­tion docu­men­taire (Flaherty), un regard sur l’école japo­naise matrice d’une société où a été fait le choix de sur­veiller plu­tôt que de punir, de ritua­li­ser pour unir. Un mini­mum de com­men­taire, et une somme de maté­riaux offerts aux pas­sion­nés de l’autre, pour inven­to­rier les codes d’une société qu’on s’empresse de juger par com­pa­rai­son à soi, alors qu’en ces temps d’inter­na­tio­na­li­sa­tion, il s’agit de connaî­tre (ou naî­tre avec) pour vivre avec et de balayer les idées reçues.

Fay ce que vou­dras
Réalisation - Production : Brice Pedroletti
88 mn / BETACAM SP / 1999
Caméra : Toshi Ôta.
Musique ori­gi­nale : Fiori Wakakuwa.
Coordination : Toshiko Sen. Mixage : Susu

Le Golden-Gaï (« quar­tier doré »), un bidon­ville au cen­tre de Tôkyô, abrite 150 bars micro­sco­pi­ques. Ce vieux galion enfoui au plus pro­fond de la plus grande ville du monde dévoile un bis­trot au nom incongru : « Fay ce que vou­dras ». Quartier de pros­ti­tu­tion libre dans l’après-guerre, foyer de la vie cultu­relle dans les années 70, repaire de mar­gi­naux et d’indi­vi­dua­lis­tes for­ce­nés qui a tra­versé la folie spé­cu­la­tive des années 80, c’est une vieille dame qui a bien vécu et mourra très bien­tôt de sa belle mort. La caméra suit qua­tre per­son­na­ges du « vil­lage ». C’est l’his­toire d’une plon­gée vers l’infi­ni­ment petit, condensé du Japon de ce der­nier demi-siè­cle

Dates
Maison de la culture du Japon à Paris

Cinéma

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