En 1876, l’industriel lyonnais Emile Guimet débarque à Yokohama accompagné du peintre Félix Régamey. Commence alors pour eux la découverte d’un empire qui, jusqu’en 1854, avait été fermé aux Occidentaux.
La réalité documentaire filmée aujourd’hui se confond avec les images anciennes - peintures, estampes, croquis de voyages, films (opérateurs Lumière), photographies (clichés repeints de Beato).
Ils voyagent en empruntant le chemin de fer tout récent, mais également à cheval, en pousse-pousse et à pied. Ils visitent des monastères bouddhiques et des sanctuaires shintô, découvrant l’architecture et les jardins. Le journal de voyage de Guimet nous guide et les textes traditionnels japonais nous font entrer dans un monde inconnu et ouvrent des portes sur l’histoire passée.
Un étonnant voyage de rencontres et de fascination dans un Japon entre tradition et modernisme.
Un ryokan à Kyoto
Réalisation : Nathalie Gachet
60 mn / Rush / 2000
Tournage réalisé grâce à une bourse de l’AFAA, programme Villa Kujôyama, 1998
Tourné dans une auberge à Kyôto, ce film avait comme point de départ les manières de table et la mise en scène des plats dans la restauration japonaise.
Mais, au quotidien, ce que découvre l’ethnologue-cinéaste, c’est un travail d’équipe, géré dans une ambiance familiale par shachosan, le patron.
Ce travail d’équipe est l’objet principal du film. Comment apprend-on à se tenir ? A cuisiner ? Quels sont les rôles des hommes et des femmes dans une auberge japonaise ? Entre la restauration française et la restauration japonaise, les cultures de métier sont-elles si différentes ?
Film présenté et commenté par la réalisatrice.
Gambare 1
L’éducation japonaise selon Dôgô
Réalisation : Martine Jullien
60 mn / BETACAM
Avec une volonté de retour aux sources de la tradition documentaire (Flaherty), un regard sur l’école japonaise matrice d’une société où a été fait le choix de surveiller plutôt que de punir, de ritualiser pour unir. Un minimum de commentaire, et une somme de matériaux offerts aux passionnés de l’autre, pour inventorier les codes d’une société qu’on s’empresse de juger par comparaison à soi, alors qu’en ces temps d’internationalisation, il s’agit de connaître (ou naître avec) pour vivre avec et de balayer les idées reçues.
Fay ce que voudras
Réalisation - Production : Brice Pedroletti
88 mn / BETACAM SP / 1999
Caméra : Toshi Ôta.
Musique originale : Fiori Wakakuwa.
Coordination : Toshiko Sen. Mixage : Susu
Le Golden-Gaï (« quartier doré »), un bidonville au centre de Tôkyô, abrite 150 bars microscopiques. Ce vieux galion enfoui au plus profond de la plus grande ville du monde dévoile un bistrot au nom incongru : « Fay ce que voudras ». Quartier de prostitution libre dans l’après-guerre, foyer de la vie culturelle dans les années 70, repaire de marginaux et d’individualistes forcenés qui a traversé la folie spéculative des années 80, c’est une vieille dame qui a bien vécu et mourra très bientôt de sa belle mort. La caméra suit quatre personnages du « village ». C’est l’histoire d’une plongée vers l’infiniment petit, condensé du Japon de ce dernier demi-siècle