KINOTAYO 6e édition

Festival du film japonais contemporain

第六回キノタヨ映画祭参加上映会

Du mardi 8 au mardi 29 novembre 2011


Comme chaque année, l’association KINOTAYO a choisi de mettre à l’honneur le cinéma japonais contemporain en sélectionnant 17 films représentatifs de la qualité et de la diversité de la production nippone. Les œuvres apportent ainsi un autre regard sur la modernité d’un pays, où l’imaginaire des cinéastes reflète les préoccupations et les espoirs de toute une époque.

Au moment où le Japon subit encore les ondes de choc du plus grand désas­tre depuis la Deuxième Guerre mon­diale, nous avons décidé de main­te­nir le fes­ti­val afin de conti­nuer à mieux com­pren­dre un pays dont l’atti­tude force le res­pect du monde entier. C’est aussi pour KINOTAYO l’occa­sion de sou­te­nir, même de façon sym­bo­li­que, l’indus­trie du cinéma japo­nais tou­chée indi­rec­te­ment par cette catas­tro­phe.

6 films seront en com­pé­ti­tion. Les spec­ta­teurs pour­ront s’évader sur les rou­tes du Japon et témoi­gner de l’amour pro­fond d’un cou­ple (My Wife de Yukinari HANAWA), enquê­ter sur une enfance trau­ma­ti­sante (Into the White Night de Yoshihiro FUKAGAWA), par­tir à la recher­che d’un écrivain fan­tas­que (Love and Treachery de Hitoshi YAZAKI), vivre au rythme d’un vil­lage de théâ­tre Kabuki (Someday de Junji SAKAMOTO), se retrou­ver au cœur d’un drame repous­sant les limi­tes de l’expé­ri­men­ta­tion humaine (When I Kill Myself de Ryo NAKAJIMA) et décou­vrir en avant-pre­mière le der­nier film de Naomi KAWASE , la réa­li­sa­trice japo­naise la plus plé­bis­ci­tée en France actuel­le­ment, qui nous emmè­nera dans la région mon­ta­gneuse d’Asuka pour une quête ini­tia­ti­que sur la recher­che du bon­heur (Hanezu).

4 films iné­dits seront hors com­pé­ti­tions. Les deux chefs-d’œuvre obses­sion­nels de l’ini­mi­ta­ble Sion SONO ( Cold Fish et Guilty of Romance ), un docu­men­taire fran­çais pro­jeté en avant-pre­mière sur la vie d’Osamu DAZAÎ, un grand écrivain japo­nais méconnu en Occident ( La Vie mur­mu­rée de Marie-Francine LE JALU et Gilles SIONNET) et un moyen métrage expé­ri­men­tal du poète Shuji TERAYAMA datant de 1979 ( Le Labyrinthe d’her­bes ).

7 films seront pro­je­tés lors d’une rétros­pec­tive Kinotayo. Les fes­ti­va­liers pour­ront ainsi voir ou revoir les films HINOKIO, YAMAZAKURA - The Cherry Tree in the Hills -, A Piece of Our LifeKAKERA -, I Remember That Sky, BOX – The Hakamada Case -, Forget Me Not et RAILWAYS.

7 réa­li­sa­teurs et 1 actrice seront pré­sents aux pro­jec­tions : Sion SONO, Hitoshi YAZAKI, Yoshihiro FUKAGAWA, Yukinari HANAWA, Ryo NAKAJIMA, Marie-Francine LE JALU, Gilles SIONNET et Megumi KAGURAZAKA. Les spec­ta­teurs auront ainsi la pos­si­bi­lité d’échanger leurs impres­sions et poser des ques­tions par l’inter­mé­diaire de nos inter­prè­tes.

Tous les films seront en ver­sion ori­gi­nale sous-titrée en fran­çais. Le tra­vail de sous-titrage est direc­te­ment effec­tué à par­tir du script japo­nais par une équipe franco-japo­naise de KINOTAYO.

Toute la pro­gram­ma­tion KINOTAYO sera acces­si­ble à la Maison de la culture du Japon à Paris. D’autres sal­les de cinéma, répar­ties dans toute la France, pro­jet­te­ront également des films. A Paris (La Clef, Le Club de l’Etoile, Le Denfert…), en Île-de-France (Roissy-en-France, Cergy, Auvers-sur-Oise, Puteaux, Chatou, Rueil-Malmaison…) et en régions (Cannes, Pau, Guer, Saint Gilles Croix de Vie,…). Au total ce seront plus de vingt sal­les qui pré­sen­te­ront les films de Kinotayo cette année.

A la fin du Festival, une céré­mo­nie de clô­ture récom­pen­sera les meilleurs films selon le vote du public. Le Festival per­met à cha­que spec­ta­teur de don­ner son avis sur les films grâce à un pro­cédé sim­ple et rapide. Les deux films qui obtien­nent les meilleurs avis reçoi­vent les Soleils d’Or. Les bul­le­tins de vote per­met­tront également de gagner des cadeaux offerts par les par­te­nai­res du Festival.

Plus d’infor­ma­tions sur www.kino­tayo.fr

Les films

SÉLECTION 2011

Love and trea­chery
不倫純愛 (furin jun’ai)
En pré­sence du réa­li­sa­teur
de Hitoshi Yazaki / 2010 / 95’ / VOSTF /
Avec Yôko Kamon, Kanji Tsuda, Ryûnosuke Kawai, Yûko Nakamura

Entre un tra­vail qui lui plaît et une épouse exem­plaire, Kyôsuke, éditeur, sem­ble mener une vie par­faite. Cependant, au bout de quinze ans de vie com­mune, sa rela­tion avec sa femme s’essou­fle mal­gré son amour pour elle. En allant ren­dre visite à l’écrivain Seiji Oka, il fait la ren­contre de sa maî­tresse, Reika Kawashima, dont la beauté le trou­ble. Un jour, Seiji dis­pa­raît. Kyôsuke et Reika, qui étaient par­tis à sa recher­che, ne peu­vent résis­ter au désir qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. Au même moment, la femme de Kyôsuke fait la connais­sance d’unjeune homme sédui­sant.

Interdit aux moins de 16 ans

À pro­pos du réa­li­sa­teur :

Né en 1956 dans la pré­fec­ture de Yamanashi, Hitoshi Yazaki fait ses débuts en tant que réa­li­sa­teur avec Kaze tachi no gogo en 1980, qui rem­porte un grand suc­cès au Festival de Montréal et au Festival du Film Gay de New York. Avant Love and Treachery, il a réa­lisé Strawberry Shortcakes (2006), Prix du public 2007 au fes­ti­val Kinotayo, et Sweet Little Lies (2010).

Hanezu
朱花の月
(hanezu no tsuki)
de Naomi Kawase / 2011 / 91’ / VOSTF /
Avec Tohta Komizu, Hako Ôshima, Tetsuya Akikawa, Akaji Maro, Taiga Komizu

Région d’Asuka, ber­ceau du Japon. Les habi­tants y nour­ris­saient autre­fois leur exis­tence du sim­ple pas­sage du temps - aujourd’hui, les gens n’ont plus cette patience. À l’époque, ils pen­saient que les trois mon­ta­gnes envi­ron­nan­tes, Unebi, Miminashi et Kagu, étaient habi­tées par les dieux. Un poète en avait fait une méta­phore des trou­bles qui l’agi­taient. Aujourd’hui, Takumi et Kayoko mènent leur exis­tence en ten­tant de pro­lon­ger les espoirs et rêves inas­sou­vis de leurs grands-parents. Ils por­tent en eux les récits et l’esprit des siè­cles pas­sés.

La réa­li­sa­trice :

Naomi Kawase est née à Nara. Diplômée de l’école de pho­to­gra­phie d’Ôsaka (aujourd’hui “Université des Arts Visuels d’Ôsaka”) en 1989, elle com­mence à réa­li­ser des films en 16mm et 8mm pen­dant ses études. Son tra­vail attire rapi­de­ment l’atten­tion à l’échelle natio­nale et inter­na­tio­nale. En 1997, Kawase obtient la Caméra d’Or pour son film Suzaku et devient la plus jeune lau­réate de l’his­toire du Festival de Cannes. En 2000, elle rem­porte le prix FIPRESCI et CICAE au Festival International du Film à Locarno pour son film Hotaru.
Dès lors, des rétros­pec­ti­ves de son tra­vail sont orga­ni­sées dans toute l’Europe. En 2007, Kawase rem­porte le Grand Prix du Festival de Cannes pour La Forêt Mogari et son der­nier docu­men­taire, le prix FIPRESCI au Festival International du Film de San Sebastian en 2010. En 2009, le Carrosse d’Or lui a été attri­bué par la Quinzaine des Réalisateurs. En 2010, elle pré­side le pre­mier Festival International du Film de Nara.

When I Kill Myself
スイッチを押すとき (suic­chi o osu toki)
En pré­sence du réa­li­sa­teur
de Ryô Nakajima / 2011 / 110’ / VOSTF /
Avec Keisuke Koide, Elena Mizusawa, Kazuma Sano, Shinjirô Atae, Taiga

Pour faire face à l’accrois­se­ment alar­mant du nom­bre de sui­ci­des des jeu­nes, le gou­ver­ne­ment japo­nais met en place un pro­jet visant à com­pren­dre ce qui les pousse à ce geste. Des enfants sont choi­sis pour ser­vir de cobayes, se fai­sant implan­ter un explo­sif dans le cœur. Placés sous sur­veillance, ils dis­po­sent d’un bou­ton qui leur per­met de déclen­cher l’explo­sif à tout moment. Quinze ans plus tard, seuls six cobayes ont choisi de res­ter en vie. Un jour, un agent du gou­ver­ne­ment est trans­féré comme gar­dien dans l’établissement où ils sont enfer­més. Très vite, celui-ci se lie d’ami­tié avec eux. Mais bien­tôt, les cobayes com­men­cent à se don­ner la mort les uns après les autres.

À pro­pos du réa­li­sa­teur :

Né en 1983, Ryô Nakajima est actuel­le­ment l’un des cinéas­tes les plus pro­met­teurs du Japon. Son pre­mier film, This World of Ours (2007), a été pré­senté à de nom­breux fes­ti­vals et a rem­porté trois prix au Pia Film Festival (Prix Spécial du Jury, Prix Avex Entertainment et Prix Imagica Technical), ainsi que le prix du Meilleur pre­mier film au Festival du Film Asiatique de New York. Son second long métrage, Rise Up (2009), a été primé au Festival International du Film de Houston.

Into The White Night
白夜行 (bya­kuyakô)
de Yoshihiro Fukagawa / 2011 / 149’ / VOSTF /
Avec Maki Horikita, Kengo Kôra, Eiichirô Funakoshi

En 1980, un prê­teur sur gages est retrouvé assas­siné dans un immeu­ble aban­donné. L’enquête de la police se clôt après le sui­cide de Fumiyo, la prin­ci­pale sus­pecte. Sasagaki, l’ins­pec­teur chargé de l’enquête, n’est pas convaincu et reste hanté par l’image de la fille de la sus­pecte, Yukiho, enfant de dix ans à la matu­rité étonnante et Ryôji, fils de la vic­time au regard som­bre. Quelques années plus tard, de mys­té­rieux inci­dents sur­vien­nent dans l’entou­rage de Yukiho et Ryôji. L’ins­pec­teur Sasagaki se retrouve lui-même menacé de mort et décide de repren­dre l’enquête là où elle s’était arrê­tée dix-neuf ans aupa­ra­vant.

Le réa­li­sa­teur :

Yoshihiro Fukagawa est né en 1976 à Chiba. Zenryoku Bombaye, son film de fin d’études à l’uni­ver­sité des Arts visuels de Tôkyô, rem­porte un prix au Festival du court métrage de Mito. Il est primé deux années d’affi­lée au Pia Film Festival avec Giant Crybaby (1999) et Bicycles and High Heels (2000). Avec le suc­cès au box office de Dear My Love (2009), il devient l’un des réa­li­sa­teurs les plus deman­dés au Japon. Son der­nier film, Into the White Night, a été pré­senté au Festival International du Film de Berlin.

My Wife
死にゆく妻との旅路
(shi­niyuku tsuma to no tabiji)
En pré­sence du réa­li­sa­teur
de Yukinari Hanawa / 2011 / 113’ / VOSTF /
Avec Tomokazu Miura, Yuriko Ishida, Aki Nishihara, Reiko Tajima, Baiken Jukkanji

2 décem­bre 1999. Un homme est arrêté pour « négli­gen­ces ayant entraîné la mort » pour avoir emmené sa femme, en phase ter­mi­nale de can­cer, en voyage à tra­vers tout le Japon en camion­nette. Basé sur l’his­toire vraie d’un cou­ple qui a par­couru plus de 6 000 km pen­dant neuf mois, le film met en scène l’amour pro­fond qui unis­sait les deux pro­ta­go­nis­tes.

À pro­pos du réa­li­sa­teur :

Yukinari Hanawa est né en 1965 dans la pré­fec­ture de Kanagawa. Alors qu’il est étudiant, il tra­vaille à mi-temps dans l’indus­trie du cinéma. Après avoir tra­vaillé pour des pro­duc­tions de films érotiques de la Nikkatsu, il devient l’assis­tant des réa­li­sa­teurs Shun Nakahara et Kaizô Hayashi. Son pre­mier film, Tokyo Skin, rem­porte le Prix Spécial du Jury au 10e Festival International du Film de Fukuoka, et il reçoit les louan­ges du réa­li­sa­teur Chen Kaige. En 1999, il part étudier un an en Australie. Son second film, Hatsukoi (2006) ren­contre le suc­cès et sera pré­senté à de nom­breux fes­ti­vals inter­na­tio­naux.

Someday
大鹿村騒動記
(ôshika-mura sôdôki)
de Junji Sakamoto / 2011 / 94’ / VOSTF /
Avec Yoshio Harada, Michiyo Okusu, Ittoku Kishibe, Kôichi Satô, Takako Matsu, Eita, Rentarô Mikuni

Zen est l’acteur vedette d’un spec­ta­cle de kabuki qui se tient une fois par an au vil­lage d’Ôshika, à Nagano. Dans le quo­ti­dien, il est gérant d’un res­tau­rant spé­cia­lisé dans la viande de cerf et vit seul depuis que sa femme Takako l’a quitté pour Osamu, ami d’enfance de Zen, il y a 18 ans de cela. Mais un jour, Osamu revient au vil­lage d’Ôshika avec Takako, atteinte de démence. Troublé, Zen accepte de les héber­ger. Alors que le spec­ta­cle appro­che, Zen se rend compte que Takako se sou­vient par­fai­te­ment du spec­ta­cle dans lequel elle a joué 18 ans aupa­ra­vant.

À pro­pos du réa­li­sa­teur :

Junji Sakamoto est l’un des réa­li­sa­teurs de films indé­pen­dants japo­nais les plus impor­tants des années 1990. Il com­mence en tant qu’assis­tant de Sôgo Ishii et Kazuyuki Izutsu. En 1989, il réa­lise son pre­mier film, KNOCK OUT !, dont le suc­cès lui per­met de conti­nuer à faire des films diver­tis­sants qui met­tent en scène des rebel­les au tem­pé­ra­ment par­ti­cu­lier. Il a tourné récem­ment FACE (prix du meilleur réa­li­sa­teur aux Japanese Academy Awards 2011), KT (sélec­tionné au Festival International du Film de Berlin, 2002), Children of the Dark et Zatoichi The Last Days.

HORS COMPÉTITION

Cold Fish
冷たい熱帯魚
(tsu­me­tai net­tai­gyo) (hors com­pé­ti­tion)
de Sion Sono / 144’ / VOSTF /
Avec Mitsuru Fukikoshi, Denden, Asuka Kurosawa, Megumi Kagurazaka, Hikari Kajiwara

Shamoto tient une bou­ti­que de pois­sons tro­pi­caux. Sa nou­velle épouse ne s’entend guère avec sa fille, Mitsuko, et cela lui fait peur. Un jour, prise en fla­grant délit de vol dans un super­mar­ché, Mitsuko va trou­ver en la per­sonne de M. Murata, non seu­le­ment un sau­veur, mais aussi un homme exer­çant le même métier que son père mais à grande échelle. Il pous­sera même la bonté jusqu’à lui offrir un tra­vail dans son maga­sin. Mais M. Murata, sous ses maniè­res atten­tion­nées, cache de nom­breux som­bres secrets...

Interdit aux moins de 16 ans.

Le réa­li­sa­teur :

Né en 1961, Sion Sono a tout d’abord été révélé en tant que poète à l’âge de 17 ans lorsqu’il a com­mencé à publier des recueils de poé­sie expé­ri­men­tale. En 1985, après avoir aban­donné l’uni­ver­sité pour réa­li­ser des films en 8mm, son pre­mier film, I am Sono Shion !! est sélec­tionné au PIA Film Festival. En 1987, il par­ti­cipe de nou­veau au fes­ti­val avec A Man’s Hanamichi, qui rem­porte le Grand Prix. Son pre­mier long-métrage, Bicycle Sighs (1990), est sélec­tionné dans de nom­breux fes­ti­vals. Il acquiert une reconnais­sance inter­na­tio­nale en 2001 avec Suicide Club. En 2009, Love Exposure est primé au 9e fes­ti­val Filmex à Tôkyô et au Festival International du Film de Berlin. Précurseur dans l’indus­trie du cinéma japo­nais, Sono Sion est également très actif dans la sub­culture dans les domai­nes du cinéma d’hor­reur, de la poé­sie et de la lit­té­ra­ture.

Guilty of Romance
恋の罪
(koi no tsumi) (hors com­pé­ti­tion)
de Sion Sono / 2011 / 143’ / VOSTF /
Avec Megumi Kagurazaka, Miki Mizuno, Makoto Togashi, Kanji Tsuda, Ryô Iwamatsu, Ryûju Kobayashi, Hisako Ôkata

Izumi est mariée à un célè­bre roman­cier. Lassée de sa vie mono­tone, elle décide de sui­vre ses désirs et accepte de poser nue et de simu­ler une rela­tion sexuelle devant la caméra. Bientôt, elle ren­contre un men­tor et com­mence à ven­dre son corps à des étrangers, tout en res­tant chez elle une par­faite femme au foyer. Un jour, le corps d’une femme sau­va­ge­ment assas­si­née est retrouvé dans le quar­tier des love hotels. La police essaie de com­pren­dre ce qui s’est passé. Dernier film de Sion Sono, Guilty of Romance clôt sa « saga de la haine », après Love Exposure et Cold Fish.

Interdit aux moins de 16 ans.

La Vie mur­mu­rée (hors com­pé­ti­tion)
En pré­sence des réa­li­sa­teurs
de Gilles Sionnet et Marie-Francine Le Jalu / 2009 / 106’ / VOSTF

« Vivre sa vie. Vivre. Entreprise d’une effroya­ble immen­sité… » Les mots d’Osamu Dazai, grand écrivain sui­cidé il y a 60 ans, accom­pa­gnent dans leurs inter­ro­ga­tions de jeu­nes japo­nais aux pri­ses avec le monde contem­po­rain.

Les réa­li­sa­teurs :

Après avoir été pre­mier assis­tant réa­li­sa­teur auprès de Alain Cuny, Patrice Chéreau, Léos Carax et Raoul Ruiz, Gilles Sionnet a écrit et réa­lisé plu­sieurs films docu­men­tai­res. Parmi eux, 140 000 Chinois pour la Grande Guerre (France/1997/52 mn) a battu les records d’audience sur ARTE et France 3 et demeure un docu­ment de réfé­rence pour les cher­cheurs.

Marie-Francine Le Jalu a écrit et réa­lisé plu­sieurs films docu­men­tai­res sou­te­nus en France par le Ministère de la Culture et dif­fu­sés en Europe dans les fes­ti­vals et expo­si­tions d’art contem­po­rain : Le Silence (France/2004/19 mn), J’en vou­lais pas (France/2002/50 mn) et La pesan­teur et la grâce (France/1997/13 mn).

Hommages

HINOKIO
ヒノキオ
de Takahiko Akiyama / 2005 / 101’ / VOSTF /
Avec Masatoshi Nakamura, Kanata Hongô, Mikako Tabe, Maki Horikita, Ryôko Kobayashi

Dans le futur, un enfant para­lysé à la suite d’un acci­dent voit le monde à tra­vers les yeux d’un robot huma­noïde cons­truit à son inten­tion. Piloté par l’enfant, le robot va aller à l’école, faire du sport et ren­contrer ses amis à sa place... Soleil d’Or 2006 au fes­ti­val Kinotayo.

Le réa­li­sa­teur :
En 1988, Takahiko Akiyama réa­lise pour son diplôme de fin d’études Uchûmushi (L’Insecte de l’espace), tourné en 8mm et primé au Pia Film Festival. Il devient par la suite direc­teur d’image pour des films publi­ci­tai­res ou d’expo­si­tion dans le monde entier. En 1998, il part à Hawaii où, pen­dant 4 ans, il tra­vaille sur le film Final Fantasy en tant que direc­teur des effets spé­ciaux. Hinokio est son pre­mier film pro­jeté au salle de cinéma.

A Piece of Our Life
– KAKERA – カケラ
de Momoko Andô / 2009 / 107’ / VOSTF /
Avec Hikari Mitsushima, Eriko Nakamura, Tasuku Nagaoka, Ken Mitsuishi, Toshie Negishi

Haru, étudiante, vit tout en cher­chant à com­bler le vide de son cœur. Elle fait la ren­contre de Riko, une « artiste médi­cale » qui expli­que son tra­vail en ces ter­mes : « La muti­la­tion du corps par acci­dent ou mala­die pro­vo­que un grand vide dans le cœur. Redonner au corps ses par­ties man­quan­tes peut com­bler le vide du cœur. C’est mon tra­vail : artiste médi­cale ».

La réa­li­sa­trice :

Momoko Andô est née en 1982 à Tôkyô. À 16 ans, elle part en Angleterre étudier l’art et les scien­ces à Cambridge. Tout en conti­nuant ses études, elle par­ti­cipe à des tour­na­ges de films, avant d’inté­grer l’Université de Londres, The Slade School Of Fine Art. Elle part ensuite aux États-Unis pour réa­li­ser un court métrage à l’Université de New York. De retour au Japon en 2001, elle com­mence sa car­rière en tant qu’assis­tante réa­li­sa­trice et assis­tante scé­na­riste.

I Remember That Sky
あの空をおぼえてる (ano sora o oboe­teru)
de Shin Togashi / 2008 / 115’ / VOSTF /
Avec Yutaka Takenouchi, Miki Mizuno, Ryohei Hirota, Riko Yoshida, Eiko Koike, Tomoko Nakajima, Fumiyo Kohinata

Les parents sont moins forts que les enfants le pen­sent, et les enfants ne sont pas moins fra­gi­les que les parents l’ima­gi­nent.... Masahito, pho­to­gra­phe, est un père de famille heu­reux, jusqu’au jour où sa fille décède. Alors que Masatoshi et sa femme ne par­vien­nent pas à accep­ter la mort de leur fille, leur fils Eiji essaye de les réconfor­ter tant bien que mal... Soleil d’Or 2009 au fes­ti­val Kinotayo.

Le réa­li­sa­teur :

Shin Togashi est né en 1960 à Yamagata. Après des études à l’Université Rikkyô, il com­mence à tra­vailler comme assis­tant réa­li­sa­teur. En 1998, il tourne le film col­lec­tif Pokkî zaka koi mono­ga­tari kawaî hito. En 2001, son pre­mier long métrage Off-balance est pré­senté au Festival inter­na­tio­nal du film de Tôkyô, et reçoit le Prix de la meilleure pre­mière réa­li­sa­tion lors du Festival du film de Yokohama. Par la suite, il réa­lise suc­ces­si­ve­ment Sorry en 2002, Night of the Shooting Stars en 2003, Tetsujin 28 en 2004 et The Angel’s Egg en 2006.

YAMAZAKURA
– The Cherry Tree in the Hills – 山桜
de Tetsuo Shinohara / 2008 / 99’ / VOSTF

Dans le nord du Japon, vers 1860. Noé, une jeune veuve, épouse un homme de la famille d’Isomura. Noé a du mal à s’adap¬­ter à sa nou­velle famille, mais elle s’efforce de sup­por­ter la situa­tion afin de ne pas gâcher son deuxième mariage. Un jour, alors qu’elle se pro­mène, elle ren­contre Yaichirô Tezuka, un samou­raï dont elle avait refusé la demande en mariage sans même le ren­contrer.

Le réa­li­sa­teur :

Né en 1962, Tetsuo Shinohara a été assis­tant de Yoshimitsu Morita et Kichitarô Negishi. En 1989, il reçoit le Prix spé­cial au Pia Film Festival pour son film en 8mm Running High. En 1993, il reçoit le Grand Prix au Festival inter­na­tio­nal de film indé­pen­dant de Kôbe avec son pre­mier film Work on the Grass, court métrage sorti en sal­les au Japon et à New York.

BOX – The Hakamada Case –
BOX袴田事件 命とは (box haka­mada jiken ino­chi to wa)
de Banmei Takahashi / 2010 / 117’ / VOSTF /
Avec Masato Hagiwara, Hirofumi Arai, Ryô Ishibashi

La bou­le­ver­sante his­toire vraie d’un pri­son­nier enfermé dans le cou­loir de la mort depuis plus de 40 ans et de celle d’un juge qui toute sa vie a dénoncé les condi­tions d’un pro­cès injuste. Soleil d’Or IF TV2010.

Le réa­li­sa­teur :

Banmei Takahashi est né en 1949 dans la pré­fec­ture de Nara. Il com­mence à réa­li­ser des films érotiques avec notam­ment Kôji Wakamatsu. Il fait ses débuts en 1972 avec Fûjo Bôkô Dassôhan. En 1982 il réa­lise son pre­mier film non érotique, Le Tatoué. Inspiré d’une prise d’ota­ges dans une ban­que japo­naise en 1970, ce film fut un grand suc­cès public et cri­ti­que.

Forget Me Not
信さん・炭坑町のセレナーデ (shin san tan­kô­ma­chi no sere­nâde)
de Hideyuki Hirayama / 2009 / 108’ / VOSTF / Avec Koyuki, Sosuke Ikematsu, Takuya Ikematsu

En 1963, Michiyo retourne au pays, une cité minière près de Fukuoka, avec son jeune fils Mamoru. Un jour, alors que Mamoru se fait encer­cler par une bande de voyous, un gar­çon s’inter­pose et dis­perse ses adver­sai­res. Il s’agit de Shin’ichi, réputé pour être un dur dans la cité. Lorsque celui-ci ren­contre Michiyo, il éprouve un sen­ti­ment à mi-che­min entre l’amour d’un fils et celui d’un jeune homme... Prix Nikon de la plus belle image et Prix du public 2010.

Le réa­li­sa­teur :

Né en 1950 dans la pré­fec­ture de Fukuoka, Hideyuki Hirayama est diplômé de la Faculté d’Art de l’Université Nihon. Après ses études, il devient assis­tant réa­li­sa­teur de nom­breux films, notam­ment pour Juzô Itami. Le film Maria no ibu­kuro sorti en 1990 mar­que ses débuts en tant que réa­li­sa­teur. En 1992, il rem­porte le prix du pre­mier film de la Nihon Eiga Kantoku Kyōkai (La Guilde des Réalisateurs du Japon) avec le film The Chûgaku Kyôshi. Son film Begging for Love (1998) connaît une renom­mée inter­na­tio­nale. Il s’essaye ensuite à plu­sieurs gen­res avec des films tels que Turn (2001), Warau Kaeru (2002), OUT (2002), Samurai Resurrection (2003) et Lady Joker (2004). Plus récem­ment, dans Shaberedomo sha­be­re­domo (2007) et Yajikitadôchû tere­suko (2007), il met en scène un monde plein de charme et d’huma­nité.

RAILWAYS
レイルウェイズ
de Yoshinari Nishikori / 2010 / 130’ / VOSTF /
Avec Kiichi Nakai, Reiko Takashima, Yuika Motokariya, Takahiro Miura, Tomoko Naraoka

Hajime Tsutsui, 49 ans, tra­vaille dans une grande entre­prise. N’ayant jamais accordé la moin­dre atten­tion à sa famille, sa femme et sa fille sont de plus en plus dis­tan­tes. Un jour, il reçoit un cour­rier lui annon­çant que sa mère est malade. Au même moment il apprend qu’un ami de lon­gue date est mort dans un acci­dent. Hajime retourne dans sa ville natale pour la pre­mière fois depuis des années, et com­mence à réflé­chir sur le sens de son exis­tence. Il décide de deve­nir conduc­teur du “Bataden”, le train local qu’il rêvait de conduire quand il était enfant. Commence alors pour lui une nou­velle vie à la recher­che de lui-même.

Soleil d’Or 2010 au fes­ti­val Kinotayo.

Le réa­li­sa­teur :

Yoshinari Nishikori est né dans la pré­fec­ture de Shimane. Il com­mence une car­rière d’acteur dès le lycée tout en rêvant de deve­nir réa­li­sa­teur. En 2000, il sort son pre­mier film, Women’s Army Corps., qui raconte l’his­toire d’une jeune japo­naise entrant dans les for­ces d’auto-défense.

Le Labyrinthe d’her­bes
草迷宮 (kusa­mei­kyû)
de Shûji Terayama / 1979 / 40’ / VOSTF / Avec

Fasciné par sa mère dis­pa­rue, Akira recher­che les paro­les d’une comp­tine qui évoquait pour lui le bon­heur. Souvenirs réels et cau­che­mars se mêlent dans ce film adapté d’un roman de Kyôka Izumi, et qui raconte le pas­sage de l’ado­les­cence à l’âge adulte.

Le réa­li­sa­teur :

Né en 1935, Shûji Terayama est poète, dra­ma­turge et réa­li­sa­teur. Il est également écrivain, scé­na­riste, pho­to­gra­phe, mais aussi chro­ni­queur spor­tif. En 1966, il fonde la troupe de théâ­tre Tenjô Sajiki, qui le fait connaî­tre en Europe et aux États-Unis. Ne se res­trei­gnant pas au theâ­tre, il réa­lise une ving­taine de films au cours des années 1970, qui rem­por­tent un grand suc­cès dans les fes­ti­vals de cinéma d’art et essai. Son pre­mier long métrage, Jetons les livres, sor­tons dans la rue (1971), obtien­dra le grand prix de la Mostra Internazionale del filme d’Autore à San Remo en 1972. Son second long-métrage, Cache-cache pas­to­ral (1974), aux accents très fel­li­niens, sera en com­pé­ti­tion offi­cielle au Festival de Cannes de 1975. L’année sui­vante, il est mem­bre du jury au Festival International du film de Berlin. Il réa­lise ensuite Labyrinthe pas­to­ral dans le cadre d’une co-pro­duc­tion franco-japo­naise. Son der­nier long métrage, Adieu l’arche, est dif­fusé en 1984 (en com­pé­ti­tion au Festival Cannes de 1985) durant les der­niers mois de sa vie : atteint d’une cir­rhose depuis 1979, il décède en 1983 à l’âge de 47 ans.

Catalogue

Toutes les infor­ma­tions sur le fes­ti­val :

www.kino­tayo.fr
www.mcjp.fr

Informations pra­ti­ques

Petite salle (rez-de-chaus­sée) et grande salle (niveau – 3)
Tarif 4€ / Réduit 3€
Films pré­sen­tés en VOSTF
Note : Les films n’ayant pas encore de dis­tri­bu­tion en France
sont pré­sen­tés avec leur titre anglais inter­na­tio­nal.

Maison de la culture du Japon à Paris

Cinéma

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