
Au moment où le Japon subit encore les ondes de choc du plus grand désastre depuis la Deuxième Guerre mondiale, nous avons décidé de maintenir le festival afin de continuer à mieux comprendre un pays dont l’attitude force le respect du monde entier. C’est aussi pour KINOTAYO l’occasion de soutenir, même de façon symbolique, l’industrie du cinéma japonais touchée indirectement par cette catastrophe.
6 films seront en compétition. Les spectateurs pourront s’évader sur les routes du Japon et témoigner de l’amour profond d’un couple (My Wife de Yukinari HANAWA), enquêter sur une enfance traumatisante (Into the White Night de Yoshihiro FUKAGAWA), partir à la recherche d’un écrivain fantasque (Love and Treachery de Hitoshi YAZAKI), vivre au rythme d’un village de théâtre Kabuki (Someday de Junji SAKAMOTO), se retrouver au cœur d’un drame repoussant les limites de l’expérimentation humaine (When I Kill Myself de Ryo NAKAJIMA) et découvrir en avant-première le dernier film de Naomi KAWASE , la réalisatrice japonaise la plus plébiscitée en France actuellement, qui nous emmènera dans la région montagneuse d’Asuka pour une quête initiatique sur la recherche du bonheur (Hanezu).
4 films inédits seront hors compétitions. Les deux chefs-d’œuvre obsessionnels de l’inimitable Sion SONO ( Cold Fish et Guilty of Romance ), un documentaire français projeté en avant-première sur la vie d’Osamu DAZAÎ, un grand écrivain japonais méconnu en Occident ( La Vie murmurée de Marie-Francine LE JALU et Gilles SIONNET) et un moyen métrage expérimental du poète Shuji TERAYAMA datant de 1979 ( Le Labyrinthe d’herbes ).
7 films seront projetés lors d’une rétrospective Kinotayo. Les festivaliers pourront ainsi voir ou revoir les films HINOKIO, YAMAZAKURA - The Cherry Tree in the Hills -, A Piece of Our Life – KAKERA -, I Remember That Sky, BOX – The Hakamada Case -, Forget Me Not et RAILWAYS.
7 réalisateurs et 1 actrice seront présents aux projections : Sion SONO, Hitoshi YAZAKI, Yoshihiro FUKAGAWA, Yukinari HANAWA, Ryo NAKAJIMA, Marie-Francine LE JALU, Gilles SIONNET et Megumi KAGURAZAKA. Les spectateurs auront ainsi la possibilité d’échanger leurs impressions et poser des questions par l’intermédiaire de nos interprètes.
Tous les films seront en version originale sous-titrée en français. Le travail de sous-titrage est directement effectué à partir du script japonais par une équipe franco-japonaise de KINOTAYO.
Toute la programmation KINOTAYO sera accessible à la Maison de la culture du Japon à Paris. D’autres salles de cinéma, réparties dans toute la France, projetteront également des films. A Paris (La Clef, Le Club de l’Etoile, Le Denfert…), en Île-de-France (Roissy-en-France, Cergy, Auvers-sur-Oise, Puteaux, Chatou, Rueil-Malmaison…) et en régions (Cannes, Pau, Guer, Saint Gilles Croix de Vie,…). Au total ce seront plus de vingt salles qui présenteront les films de Kinotayo cette année.
A la fin du Festival, une cérémonie de clôture récompensera les meilleurs films selon le vote du public. Le Festival permet à chaque spectateur de donner son avis sur les films grâce à un procédé simple et rapide. Les deux films qui obtiennent les meilleurs avis reçoivent les Soleils d’Or. Les bulletins de vote permettront également de gagner des cadeaux offerts par les partenaires du Festival.
Plus d’informations sur www.kinotayo.fr
SÉLECTION 2011
Love and treachery
不倫純愛 (furin jun’ai)
En présence du réalisateur
de Hitoshi Yazaki / 2010 / 95’ / VOSTF /
Avec Yôko Kamon, Kanji Tsuda, Ryûnosuke Kawai, Yûko Nakamura
Entre un travail qui lui plaît et une épouse exemplaire, Kyôsuke, éditeur, semble mener une vie parfaite. Cependant, au bout de quinze ans de vie commune, sa relation avec sa femme s’essoufle malgré son amour pour elle. En allant rendre visite à l’écrivain Seiji Oka, il fait la rencontre de sa maîtresse, Reika Kawashima, dont la beauté le trouble. Un jour, Seiji disparaît. Kyôsuke et Reika, qui étaient partis à sa recherche, ne peuvent résister au désir qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. Au même moment, la femme de Kyôsuke fait la connaissance d’unjeune homme séduisant.
Interdit aux moins de 16 ans
À propos du réalisateur :
Né en 1956 dans la préfecture de Yamanashi, Hitoshi Yazaki fait ses débuts en tant que réalisateur avec Kaze tachi no gogo en 1980, qui remporte un grand succès au Festival de Montréal et au Festival du Film Gay de New York. Avant Love and Treachery, il a réalisé Strawberry Shortcakes (2006), Prix du public 2007 au festival Kinotayo, et Sweet Little Lies (2010).

Hanezu
朱花の月
(hanezu no tsuki)
de Naomi Kawase / 2011 / 91’ / VOSTF /
Avec Tohta Komizu, Hako Ôshima, Tetsuya Akikawa, Akaji Maro, Taiga Komizu
Région d’Asuka, berceau du Japon. Les habitants y nourrissaient autrefois leur existence du simple passage du temps - aujourd’hui, les gens n’ont plus cette patience. À l’époque, ils pensaient que les trois montagnes environnantes, Unebi, Miminashi et Kagu, étaient habitées par les dieux. Un poète en avait fait une métaphore des troubles qui l’agitaient. Aujourd’hui, Takumi et Kayoko mènent leur existence en tentant de prolonger les espoirs et rêves inassouvis de leurs grands-parents. Ils portent en eux les récits et l’esprit des siècles passés.
La réalisatrice :
Naomi Kawase est née à Nara. Diplômée de l’école de photographie d’Ôsaka (aujourd’hui “Université des Arts Visuels d’Ôsaka”) en 1989, elle commence à réaliser des films en 16mm et 8mm pendant ses études. Son travail attire rapidement l’attention à l’échelle nationale et internationale. En 1997, Kawase obtient la Caméra d’Or pour son film Suzaku et devient la plus jeune lauréate de l’histoire du Festival de Cannes. En 2000, elle remporte le prix FIPRESCI et CICAE au Festival International du Film à Locarno pour son film Hotaru.
Dès lors, des rétrospectives de son travail sont organisées dans toute l’Europe. En 2007, Kawase remporte le Grand Prix du Festival de Cannes pour La Forêt Mogari et son dernier documentaire, le prix FIPRESCI au Festival International du Film de San Sebastian en 2010. En 2009, le Carrosse d’Or lui a été attribué par la Quinzaine des Réalisateurs. En 2010, elle préside le premier Festival International du Film de Nara.

When I Kill Myself
スイッチを押すとき (suicchi o osu toki)
En présence du réalisateur
de Ryô Nakajima / 2011 / 110’ / VOSTF /
Avec Keisuke Koide, Elena Mizusawa, Kazuma Sano, Shinjirô Atae, Taiga
Pour faire face à l’accroissement alarmant du nombre de suicides des jeunes, le gouvernement japonais met en place un projet visant à comprendre ce qui les pousse à ce geste. Des enfants sont choisis pour servir de cobayes, se faisant implanter un explosif dans le cœur. Placés sous surveillance, ils disposent d’un bouton qui leur permet de déclencher l’explosif à tout moment. Quinze ans plus tard, seuls six cobayes ont choisi de rester en vie. Un jour, un agent du gouvernement est transféré comme gardien dans l’établissement où ils sont enfermés. Très vite, celui-ci se lie d’amitié avec eux. Mais bientôt, les cobayes commencent à se donner la mort les uns après les autres.
À propos du réalisateur :
Né en 1983, Ryô Nakajima est actuellement l’un des cinéastes les plus prometteurs du Japon. Son premier film, This World of Ours (2007), a été présenté à de nombreux festivals et a remporté trois prix au Pia Film Festival (Prix Spécial du Jury, Prix Avex Entertainment et Prix Imagica Technical), ainsi que le prix du Meilleur premier film au Festival du Film Asiatique de New York. Son second long métrage, Rise Up (2009), a été primé au Festival International du Film de Houston.

Into The White Night
白夜行 (byakuyakô)
de Yoshihiro Fukagawa / 2011 / 149’ / VOSTF /
Avec Maki Horikita, Kengo Kôra, Eiichirô Funakoshi
En 1980, un prêteur sur gages est retrouvé assassiné dans un immeuble abandonné. L’enquête de la police se clôt après le suicide de Fumiyo, la principale suspecte. Sasagaki, l’inspecteur chargé de l’enquête, n’est pas convaincu et reste hanté par l’image de la fille de la suspecte, Yukiho, enfant de dix ans à la maturité étonnante et Ryôji, fils de la victime au regard sombre. Quelques années plus tard, de mystérieux incidents surviennent dans l’entourage de Yukiho et Ryôji. L’inspecteur Sasagaki se retrouve lui-même menacé de mort et décide de reprendre l’enquête là où elle s’était arrêtée dix-neuf ans auparavant.
Le réalisateur :
Yoshihiro Fukagawa est né en 1976 à Chiba. Zenryoku Bombaye, son film de fin d’études à l’université des Arts visuels de Tôkyô, remporte un prix au Festival du court métrage de Mito. Il est primé deux années d’affilée au Pia Film Festival avec Giant Crybaby (1999) et Bicycles and High Heels (2000). Avec le succès au box office de Dear My Love (2009), il devient l’un des réalisateurs les plus demandés au Japon. Son dernier film, Into the White Night, a été présenté au Festival International du Film de Berlin.

My Wife
死にゆく妻との旅路
(shiniyuku tsuma to no tabiji)
En présence du réalisateur
de Yukinari Hanawa / 2011 / 113’ / VOSTF /
Avec Tomokazu Miura, Yuriko Ishida, Aki Nishihara, Reiko Tajima, Baiken Jukkanji
2 décembre 1999. Un homme est arrêté pour « négligences ayant entraîné la mort » pour avoir emmené sa femme, en phase terminale de cancer, en voyage à travers tout le Japon en camionnette. Basé sur l’histoire vraie d’un couple qui a parcouru plus de 6 000 km pendant neuf mois, le film met en scène l’amour profond qui unissait les deux protagonistes.
À propos du réalisateur :
Yukinari Hanawa est né en 1965 dans la préfecture de Kanagawa. Alors qu’il est étudiant, il travaille à mi-temps dans l’industrie du cinéma. Après avoir travaillé pour des productions de films érotiques de la Nikkatsu, il devient l’assistant des réalisateurs Shun Nakahara et Kaizô Hayashi. Son premier film, Tokyo Skin, remporte le Prix Spécial du Jury au 10e Festival International du Film de Fukuoka, et il reçoit les louanges du réalisateur Chen Kaige. En 1999, il part étudier un an en Australie. Son second film, Hatsukoi (2006) rencontre le succès et sera présenté à de nombreux festivals internationaux.

Someday
大鹿村騒動記
(ôshika-mura sôdôki)
de Junji Sakamoto / 2011 / 94’ / VOSTF /
Avec Yoshio Harada, Michiyo Okusu, Ittoku Kishibe, Kôichi Satô, Takako Matsu, Eita, Rentarô Mikuni
Zen est l’acteur vedette d’un spectacle de kabuki qui se tient une fois par an au village d’Ôshika, à Nagano. Dans le quotidien, il est gérant d’un restaurant spécialisé dans la viande de cerf et vit seul depuis que sa femme Takako l’a quitté pour Osamu, ami d’enfance de Zen, il y a 18 ans de cela. Mais un jour, Osamu revient au village d’Ôshika avec Takako, atteinte de démence. Troublé, Zen accepte de les héberger. Alors que le spectacle approche, Zen se rend compte que Takako se souvient parfaitement du spectacle dans lequel elle a joué 18 ans auparavant.
À propos du réalisateur :
Junji Sakamoto est l’un des réalisateurs de films indépendants japonais les plus importants des années 1990. Il commence en tant qu’assistant de Sôgo Ishii et Kazuyuki Izutsu. En 1989, il réalise son premier film, KNOCK OUT !, dont le succès lui permet de continuer à faire des films divertissants qui mettent en scène des rebelles au tempérament particulier. Il a tourné récemment FACE (prix du meilleur réalisateur aux Japanese Academy Awards 2011), KT (sélectionné au Festival International du Film de Berlin, 2002), Children of the Dark et Zatoichi The Last Days.

HORS COMPÉTITION
Cold Fish
冷たい熱帯魚
(tsumetai nettaigyo) (hors compétition)
de Sion Sono / 144’ / VOSTF /
Avec Mitsuru Fukikoshi, Denden, Asuka Kurosawa, Megumi Kagurazaka, Hikari Kajiwara
Shamoto tient une boutique de poissons tropicaux. Sa nouvelle épouse ne s’entend guère avec sa fille, Mitsuko, et cela lui fait peur. Un jour, prise en flagrant délit de vol dans un supermarché, Mitsuko va trouver en la personne de M. Murata, non seulement un sauveur, mais aussi un homme exerçant le même métier que son père mais à grande échelle. Il poussera même la bonté jusqu’à lui offrir un travail dans son magasin. Mais M. Murata, sous ses manières attentionnées, cache de nombreux sombres secrets...
Interdit aux moins de 16 ans.
Le réalisateur :
Né en 1961, Sion Sono a tout d’abord été révélé en tant que poète à l’âge de 17 ans lorsqu’il a commencé à publier des recueils de poésie expérimentale. En 1985, après avoir abandonné l’université pour réaliser des films en 8mm, son premier film, I am Sono Shion !! est sélectionné au PIA Film Festival. En 1987, il participe de nouveau au festival avec A Man’s Hanamichi, qui remporte le Grand Prix. Son premier long-métrage, Bicycle Sighs (1990), est sélectionné dans de nombreux festivals. Il acquiert une reconnaissance internationale en 2001 avec Suicide Club. En 2009, Love Exposure est primé au 9e festival Filmex à Tôkyô et au Festival International du Film de Berlin. Précurseur dans l’industrie du cinéma japonais, Sono Sion est également très actif dans la subculture dans les domaines du cinéma d’horreur, de la poésie et de la littérature.
Guilty of Romance
恋の罪
(koi no tsumi) (hors compétition)
de Sion Sono / 2011 / 143’ / VOSTF /
Avec Megumi Kagurazaka, Miki Mizuno, Makoto Togashi, Kanji Tsuda, Ryô Iwamatsu, Ryûju Kobayashi, Hisako Ôkata
Izumi est mariée à un célèbre romancier. Lassée de sa vie monotone, elle décide de suivre ses désirs et accepte de poser nue et de simuler une relation sexuelle devant la caméra. Bientôt, elle rencontre un mentor et commence à vendre son corps à des étrangers, tout en restant chez elle une parfaite femme au foyer. Un jour, le corps d’une femme sauvagement assassinée est retrouvé dans le quartier des love hotels. La police essaie de comprendre ce qui s’est passé. Dernier film de Sion Sono, Guilty of Romance clôt sa « saga de la haine », après Love Exposure et Cold Fish.
Interdit aux moins de 16 ans.

La Vie murmurée (hors compétition)
En présence des réalisateurs
de Gilles Sionnet et Marie-Francine Le Jalu / 2009 / 106’ / VOSTF
« Vivre sa vie. Vivre. Entreprise d’une effroyable immensité… » Les mots d’Osamu Dazai, grand écrivain suicidé il y a 60 ans, accompagnent dans leurs interrogations de jeunes japonais aux prises avec le monde contemporain.
Les réalisateurs :
Après avoir été premier assistant réalisateur auprès de Alain Cuny, Patrice Chéreau, Léos Carax et Raoul Ruiz, Gilles Sionnet a écrit et réalisé plusieurs films documentaires. Parmi eux, 140 000 Chinois pour la Grande Guerre (France/1997/52 mn) a battu les records d’audience sur ARTE et France 3 et demeure un document de référence pour les chercheurs.
Marie-Francine Le Jalu a écrit et réalisé plusieurs films documentaires soutenus en France par le Ministère de la Culture et diffusés en Europe dans les festivals et expositions d’art contemporain : Le Silence (France/2004/19 mn), J’en voulais pas (France/2002/50 mn) et La pesanteur et la grâce (France/1997/13 mn).

Hommages
HINOKIO
ヒノキオ
de Takahiko Akiyama / 2005 / 101’ / VOSTF /
Avec Masatoshi Nakamura, Kanata Hongô, Mikako Tabe, Maki Horikita, Ryôko Kobayashi
Dans le futur, un enfant paralysé à la suite d’un accident voit le monde à travers les yeux d’un robot humanoïde construit à son intention. Piloté par l’enfant, le robot va aller à l’école, faire du sport et rencontrer ses amis à sa place... Soleil d’Or 2006 au festival Kinotayo.
Le réalisateur :
En 1988, Takahiko Akiyama réalise pour son diplôme de fin d’études Uchûmushi (L’Insecte de l’espace), tourné en 8mm et primé au Pia Film Festival. Il devient par la suite directeur d’image pour des films publicitaires ou d’exposition dans le monde entier. En 1998, il part à Hawaii où, pendant 4 ans, il travaille sur le film Final Fantasy en tant que directeur des effets spéciaux. Hinokio est son premier film projeté au salle de cinéma.

A Piece of Our Life
– KAKERA – カケラ
de Momoko Andô / 2009 / 107’ / VOSTF /
Avec Hikari Mitsushima, Eriko Nakamura, Tasuku Nagaoka, Ken Mitsuishi, Toshie Negishi
Haru, étudiante, vit tout en cherchant à combler le vide de son cœur. Elle fait la rencontre de Riko, une « artiste médicale » qui explique son travail en ces termes : « La mutilation du corps par accident ou maladie provoque un grand vide dans le cœur. Redonner au corps ses parties manquantes peut combler le vide du cœur. C’est mon travail : artiste médicale ».
La réalisatrice :
Momoko Andô est née en 1982 à Tôkyô. À 16 ans, elle part en Angleterre étudier l’art et les sciences à Cambridge. Tout en continuant ses études, elle participe à des tournages de films, avant d’intégrer l’Université de Londres, The Slade School Of Fine Art. Elle part ensuite aux États-Unis pour réaliser un court métrage à l’Université de New York. De retour au Japon en 2001, elle commence sa carrière en tant qu’assistante réalisatrice et assistante scénariste.

I Remember That Sky
あの空をおぼえてる (ano sora o oboeteru)
de Shin Togashi / 2008 / 115’ / VOSTF /
Avec Yutaka Takenouchi, Miki Mizuno, Ryohei Hirota, Riko Yoshida, Eiko Koike, Tomoko Nakajima, Fumiyo Kohinata
Les parents sont moins forts que les enfants le pensent, et les enfants ne sont pas moins fragiles que les parents l’imaginent.... Masahito, photographe, est un père de famille heureux, jusqu’au jour où sa fille décède. Alors que Masatoshi et sa femme ne parviennent pas à accepter la mort de leur fille, leur fils Eiji essaye de les réconforter tant bien que mal... Soleil d’Or 2009 au festival Kinotayo.
Le réalisateur :
Shin Togashi est né en 1960 à Yamagata. Après des études à l’Université Rikkyô, il commence à travailler comme assistant réalisateur. En 1998, il tourne le film collectif Pokkî zaka koi monogatari kawaî hito. En 2001, son premier long métrage Off-balance est présenté au Festival international du film de Tôkyô, et reçoit le Prix de la meilleure première réalisation lors du Festival du film de Yokohama. Par la suite, il réalise successivement Sorry en 2002, Night of the Shooting Stars en 2003, Tetsujin 28 en 2004 et The Angel’s Egg en 2006.

YAMAZAKURA
– The Cherry Tree in the Hills – 山桜
de Tetsuo Shinohara / 2008 / 99’ / VOSTF
Dans le nord du Japon, vers 1860. Noé, une jeune veuve, épouse un homme de la famille d’Isomura. Noé a du mal à s’adap¬ter à sa nouvelle famille, mais elle s’efforce de supporter la situation afin de ne pas gâcher son deuxième mariage. Un jour, alors qu’elle se promène, elle rencontre Yaichirô Tezuka, un samouraï dont elle avait refusé la demande en mariage sans même le rencontrer.
Le réalisateur :
Né en 1962, Tetsuo Shinohara a été assistant de Yoshimitsu Morita et Kichitarô Negishi. En 1989, il reçoit le Prix spécial au Pia Film Festival pour son film en 8mm Running High. En 1993, il reçoit le Grand Prix au Festival international de film indépendant de Kôbe avec son premier film Work on the Grass, court métrage sorti en salles au Japon et à New York.

BOX – The Hakamada Case –
BOX袴田事件 命とは (box hakamada jiken inochi to wa)
de Banmei Takahashi / 2010 / 117’ / VOSTF /
Avec Masato Hagiwara, Hirofumi Arai, Ryô Ishibashi
La bouleversante histoire vraie d’un prisonnier enfermé dans le couloir de la mort depuis plus de 40 ans et de celle d’un juge qui toute sa vie a dénoncé les conditions d’un procès injuste. Soleil d’Or IF TV2010.
Le réalisateur :
Banmei Takahashi est né en 1949 dans la préfecture de Nara. Il commence à réaliser des films érotiques avec notamment Kôji Wakamatsu. Il fait ses débuts en 1972 avec Fûjo Bôkô Dassôhan. En 1982 il réalise son premier film non érotique, Le Tatoué. Inspiré d’une prise d’otages dans une banque japonaise en 1970, ce film fut un grand succès public et critique.

Forget Me Not
信さん・炭坑町のセレナーデ (shin san tankômachi no serenâde)
de Hideyuki Hirayama / 2009 / 108’ / VOSTF / Avec Koyuki, Sosuke Ikematsu, Takuya Ikematsu
En 1963, Michiyo retourne au pays, une cité minière près de Fukuoka, avec son jeune fils Mamoru. Un jour, alors que Mamoru se fait encercler par une bande de voyous, un garçon s’interpose et disperse ses adversaires. Il s’agit de Shin’ichi, réputé pour être un dur dans la cité. Lorsque celui-ci rencontre Michiyo, il éprouve un sentiment à mi-chemin entre l’amour d’un fils et celui d’un jeune homme... Prix Nikon de la plus belle image et Prix du public 2010.
Le réalisateur :
Né en 1950 dans la préfecture de Fukuoka, Hideyuki Hirayama est diplômé de la Faculté d’Art de l’Université Nihon. Après ses études, il devient assistant réalisateur de nombreux films, notamment pour Juzô Itami. Le film Maria no ibukuro sorti en 1990 marque ses débuts en tant que réalisateur. En 1992, il remporte le prix du premier film de la Nihon Eiga Kantoku Kyōkai (La Guilde des Réalisateurs du Japon) avec le film The Chûgaku Kyôshi. Son film Begging for Love (1998) connaît une renommée internationale. Il s’essaye ensuite à plusieurs genres avec des films tels que Turn (2001), Warau Kaeru (2002), OUT (2002), Samurai Resurrection (2003) et Lady Joker (2004). Plus récemment, dans Shaberedomo shaberedomo (2007) et Yajikitadôchû teresuko (2007), il met en scène un monde plein de charme et d’humanité.

RAILWAYS
レイルウェイズ
de Yoshinari Nishikori / 2010 / 130’ / VOSTF /
Avec Kiichi Nakai, Reiko Takashima, Yuika Motokariya, Takahiro Miura, Tomoko Naraoka
Hajime Tsutsui, 49 ans, travaille dans une grande entreprise. N’ayant jamais accordé la moindre attention à sa famille, sa femme et sa fille sont de plus en plus distantes. Un jour, il reçoit un courrier lui annonçant que sa mère est malade. Au même moment il apprend qu’un ami de longue date est mort dans un accident. Hajime retourne dans sa ville natale pour la première fois depuis des années, et commence à réfléchir sur le sens de son existence. Il décide de devenir conducteur du “Bataden”, le train local qu’il rêvait de conduire quand il était enfant. Commence alors pour lui une nouvelle vie à la recherche de lui-même.
Soleil d’Or 2010 au festival Kinotayo.
Le réalisateur :
Yoshinari Nishikori est né dans la préfecture de Shimane. Il commence une carrière d’acteur dès le lycée tout en rêvant de devenir réalisateur. En 2000, il sort son premier film, Women’s Army Corps., qui raconte l’histoire d’une jeune japonaise entrant dans les forces d’auto-défense.

Le Labyrinthe d’herbes
草迷宮 (kusameikyû)
de Shûji Terayama / 1979 / 40’ / VOSTF / Avec
Fasciné par sa mère disparue, Akira recherche les paroles d’une comptine qui évoquait pour lui le bonheur. Souvenirs réels et cauchemars se mêlent dans ce film adapté d’un roman de Kyôka Izumi, et qui raconte le passage de l’adolescence à l’âge adulte.
Le réalisateur :
Né en 1935, Shûji Terayama est poète, dramaturge et réalisateur. Il est également écrivain, scénariste, photographe, mais aussi chroniqueur sportif. En 1966, il fonde la troupe de théâtre Tenjô Sajiki, qui le fait connaître en Europe et aux États-Unis. Ne se restreignant pas au theâtre, il réalise une vingtaine de films au cours des années 1970, qui remportent un grand succès dans les festivals de cinéma d’art et essai. Son premier long métrage, Jetons les livres, sortons dans la rue (1971), obtiendra le grand prix de la Mostra Internazionale del filme d’Autore à San Remo en 1972. Son second long-métrage, Cache-cache pastoral (1974), aux accents très felliniens, sera en compétition officielle au Festival de Cannes de 1975. L’année suivante, il est membre du jury au Festival International du film de Berlin. Il réalise ensuite Labyrinthe pastoral dans le cadre d’une co-production franco-japonaise. Son dernier long métrage, Adieu l’arche, est diffusé en 1984 (en compétition au Festival Cannes de 1985) durant les derniers mois de sa vie : atteint d’une cirrhose depuis 1979, il décède en 1983 à l’âge de 47 ans.
Toutes les informations sur le festival :
Informations pratiques
Petite salle (rez-de-chaussée) et grande salle (niveau – 3)
Tarif 4€ / Réduit 3€
Films présentés en VOSTF
Note : Les films n’ayant pas encore de distribution en France
sont présentés avec leur titre anglais international.