La rizière et l’asphalte

Un panorama du film documentaire japonais des années 30 à nos jours

Du mardi 6 février au samedi 24 mars 2001

Les années 80-90 :

Derniers sur­sauts du docu­men­taire engagé des années 60-70
Recherche de soi dans le cou­rant néo-docu­men­ta­riste
Vidéo-acti­visme des années 90 : une alter­na­tive aux médias domi­nants

Vivre de la rivière Agano
(Aga ni ikiru)
115’ / 1992 / 16mm / cou­leur / sous-titres fran­çais
Réalisation Makoto Satô
Photographie Shigeru Kobayashi
Musique Kyomaro
Son Shôji Suzuki
Narration Shôji Suzuki
Production « Living on the River Agano » Production Committee

Pendant trois années, le réa­li­sa­teur Makoto Satô ren­contre les habi­tants des petits vil­la­ges situés en bor­dure de la rivière Agano (dépar­te­ment de Niigata) d’où ils ont long­temps tiré leurs res­sour­ces jusqu’au jour où elle fut pol­luée par des rejets de mer­cure pro­ve­nant d’une grande indus­trie locale. Il filme leur vie quo­ti­dienne, mon­tre com­ment leur atta­che­ment ances­tral à la rivière a été bou­le­versé par la pol­lu­tion, et leur com­bat pour être offi­ciel­le­ment reconnu comme des vic­ti­mes dela mala­die de Minamata.

« Aum » - Edition inter­na­tio­nale
(« A »)
136’ / 1997 / Betacam SP / cou­leur / sous-titres anglais
Réalisation Tatsuya Mori
Photographie Tatsuya Mori
Production Takaharu Yasuoka, « A » Production Committee

Un docu­men­taire excep­tion­nel sur la secte Aum fil­mée de l’inté­rieur deux ans après l’atten­tat au gaz sarin dans le métro de Tôkyô. Pendant deux années, Tatsuya Mori va fil­mer la vie des res­pon­sa­bles du ser­vice de com­mu­ni­ca­tion, seul lien encore exis­tant avec les croyants après l’arres­ta­tion du gou­rou Asahara et le déman­tè­le­ment de la secte. Le film invite à réflé­chir sur l’état de nos socié­tés moder­nes qui créent et déve­lop­pent en leur sein de tel­les orga­ni­sa­tions.

Le nou­veau dieu
(Atarashii kami­sama)
99’ / 1999 / Betacam SP / cou­leur / sous-titres anglais
Réalisation Yutaka Tsuchiya
Photographie & nar­ra­tion Karin Amamiya,
Hidehito Itô, Yutaka Tsuchiya
Musique Takeshi Katô (Rebel Blue)
Production W-TV Office

La ren­contre à priori inconce­va­ble et cocasse entre un groupe de musi­que punk ultra­na­tio­na­liste et un réa­li­sa­teur aux idées de gau­che opposé au sys­tème impé­rial. De cet échange inso­lite va sur­gir l’image d’une jeu­nesse japo­naise fin de siè­cle à la recher­che d’un sys­tème de valeurs qui la ras­sure.

Que pen­sez-vous de la res­pon­sa­bi­lité de l’Empereur dans la guerre ?
(Anata wa sensô seki­nin ni tsuite dô omoi­ma­suka)
53’ / 1997 / Betacam SP / cou­leur / sous-titres anglais
Réalisation Yutaka Tsuchiya
Photographie Yutaka Tsuchiya, Wain Akano
Production W-TV Office

Le 16 août 1996, jour du 51e anni­ver­saire de la fin de la guerre, Yutaka Tsuchiya filme des per­son­nes qui vien­nent se recueillir pour l’occa­sion au sanc­tuaire Yasukuni à Tôkyô et leur demande leur point de vue sur la res­pon­sa­bi­lité de l’Empereur dans la guerre. Il fait ensuite un mon­tage vidéo de ces répon­ses et les dif­fuse sur un moni­teur qu’il confronte à un autre moni­teur pré­sen­tant des ima­ges trai­tant du même sujet, mais cette fois par les grands médias. Le spec­ta­teur est invité à se faire son pro­pre juge­ment en confron­tant ces deux for­mes média­ti­ques.

Bonjour Kimchi !
(Annyong kimu­chi)
52’ / 1999 / 16mm / cou­leur / sous-titres fran­çais
Réalisation Tetsuaki Matsue
Photographie Tetsuaki Matsue, Kazuki Mogi
Musique Samu Okano
Narration Masako Matsue
Production Japan Academy of Visual Arts

Coréen de troi­sième géné­ra­tion né au Japon, natu­ra­lisé japo­nais à l’âge de cinq ans, Tetsuaki Matsue ne parle pas coréen, déteste le kim­chi (plat tra­di­tion­nel coréen) et ignore pres­que tout de ses ori­gi­nes.

Son grand-père ne le lui par­don­nera jamais et lui lan­cera sur son lit de mort : « Tetsuaki, pau­vre imbé­cile ! ». Tetsuaki décide donc, à 21 ans, de faire un film, drôle et ten­dre à la fois, sur l’his­toire de sa famille.

Ryôko, 21ans
(Ryôko, nijû issai)
9’ / 1998 / Betacam SP / cou­leur / sous-titres fran­çais
Réalisation Yutaka Tsuchiya

Yutaka Tsuchiya lit et com­mente les let­tres qu’il a reçues d’une jeune fille, Ryôko, dans les­quel­les elle lui confie son expé­rience du enjo­kô­sai, c’est-à-dire qui a accepté, pour se faire de l’argent, de deve­nir la confi­dente, de fré­quen­ter, ou même de se pros­ti­tuer avec des hom­mes géné­ra­le­ment plus âgés.

Aller et venir avec le vent
(Kaze to yuki­ki­shi)
154’ / 1989 / 16mm / cou­leur / sous-titres fran­çais
Réalisation Hisao Yanagisawa
Photographie Jun.ichi Segawa
Musique Akira Satô
Son Fumiaki Murakami
Narration Shôichi Itô
Production The Morioka Citizens Welfare Bank

Pendant qua­tre années, Hisao Yanagisawa a filmé le tra­vail et l’orga­ni­sa­tion de « La Banque du bien-être », une asso­cia­tion de Morioka (Nord du Japon) qui emploie plu­sieurs dizai­nes de per­son­nes han­di­ca­pées. Cette asso­cia­tion qui doit s’auto­gé­rer tire ses reve­nus de la récu­pé­ra­tion d’objets qu’elle revend dans ses pro­pres bou­ti­ques. Mais face à des dif­fi­cultés de ges­tion, les res­pon­sa­bles de la « Banque du bien-être » se révè­lent être plus préoc­cu­pés par la pro­pre sur­vie de leur asso­cia­tion que par le bien-être et l’inser­tion sociale des han­di­ca­pés.

Les expérimentations des années 60 : le réalisme documentaire aux prises avec les avant-gardes

Le jour­nal de Yunbogi
(Yunbogi no nikki)
25’ / 1965 / 16mm / noir & blanc / sous-titres anglais
Réalisation Nagisa Ôshima
Montage Keiichi Uraoka
Production Sôzôsha
Distribution Ôshima Nagisa Production

Un film à la fois poé­ti­que et poli­ti­que, à par­tir du jour­nal d’un jeune Coréen et de pho­tos sur la Corée de l’époque, dont cer­tai­nes ont été pri­ses par Ôshima lui-même. L’enfant confronté à la misère et aux séquel­les de la guerre, lance un appel à sa mère dis­pa­rue.

Dans les rues
(Dokyumento Rojô)
54’ / 1964 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Noriaki Tsuchimoto
Photographie Tatsuo Suzuki
Son Kôichi Asanuma
Production Tôyô Cinema
Distribution Siglo

Un an avant les Jeux Olympiques de 1964, des quar­tiers de Tôkyô sont encore dans la boue, dans les ruel­les les égouts sont à ciel ouvert, et les rou­tes impor­tan­tes ne sont même pas pavées. La réha­bi­li­ta­tion de la ville bat son plein, elle doit abou­tir coûte que coûte. Même les chauf­feurs de taxi par­ti­ci­pent à l’effort de trans­for­ma­tion.

Un apprenti che­mi­not
(Aru kikan joshi)
37’ / 1963 / 35mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Noriaki Tsuchimoto
Photographie Sakae Negishi
Son Tetsuo Yasuda
Production Iwanami Production
Distribution Siglo

Entre Ueno et Mito, sur la der­nière tran­che non électrifiée de la ligne Jôban, le train à vapeur trans­porte quo­ti­dien­ne­ment des mil­liers de voya­geurs. La jour­née du conduc­teur et de son assis­tant qui, dans leur étroite cabine, se par­ta­gent les tâches et les sou­cis, sert de trame au récit. Face aux ima­ges stu­pé­fian­tes révé­lant l’omni­pré­sence des ris­ques d’acci­dent sur tout le tra­jet, le spec­ta­teur par­tage l’extrême ten­sion qui habite les conduc­teurs sur les­quels repose la sécu­rité fer­ro­viaire.

Le chant des pier­res
(Ishi no uta)
25’ / 1963 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Toshio Matsumoto
Photographie Ernest Satô
Production Tôkyô Hôsô / Tôkyô TV Eiga
Distribution Image Forum

Le vil­lage de Agi, dans l’île de Shikoku, est entouré de car­riè­res de gra­nit. Le réa­li­sa­teur a choisi de fil­mer en banc-titre un mon­tage de pho­tos qui reflè­tent les dures condi­tions de tra­vail des ouvriers dans ces car­riè­res. Georges Sadoul consi­dé­rait ce film comme le pré­cur­seur de La Jetée de Chris Marker.

Nishijin : les tis­se­rands de Kyôto
(Nishijin)
27’ / 1961 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Toshio Matsumoto
Photographie Yoshio Miyajima
Son Mikio Katayama
Montage Miyuki Miyamori
Distribution Image Forum

Le quar­tier de Nishijin, à Kyôto, est un quar­tier très ancien habité par des arti­sans spé­cia­li­sés dans le tis­sage de la soie pour les kimo­nos. Toshio Matsumoto cons­truit une vision esthé­ti­que de la vie du quar­tier et nous invite à la par­ta­ger dans ce ciné-poème.

Paysages de l’après-guerre : le documentaire engagé, la reconstruction du Japon, l’industrie du film publicitaire

L’obser­va­toire du mont Fuji
(Fujisanchô kan­so­kujo)
21’ / 1948 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais / copie neuve
Réalisation, scé­na­rio Hisao Yanagisawa
Photographie Seiji Nakamura
Son Eizô Sakai
Production Nippon Eigasha, Central Meteorological Observatory

Hisao Yanagisawa filme en plein hiver la vie et les dif­fi­ci­les condi­tions de tra­vail des ingé­nieurs météo­ro­lo­gues au som­met du mont Fuji. Avant 1945, les pro­jets docu­men­tai­res trai­tant du mont Fuji n’avaient jamais pu abou­tir. La cen­sure de l’époque avait en effet tou­jours refusé que ce sym­bole sacré de la nation fût exa­miné sous un point de vue scien­ti­fi­que.

Vivre de la mer - le tra­vail des cha­lu­tiers de haute mer
(Umi ni ikiru - enyô­so­ko­bi­ki­gyo­sen no kiroku)
32’ / 1949 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Hisao Yanagisawa, Seiichi Kabashima
Photographie Shigeo Hayashida, Hiroshi Shimizu
Script Shinji Takeuchi
Production Nippon Eigasha
Distribution Nippon Eiga Shinsha

La vie périlleuse des marins pêcheurs japo­nais qui affron­tent les flots déchaî­nés de la mer de Chine Orientale et de la mer Jaune. Documentaire typi­que de l’immé­diat après-guerre quand les dif­fé­ren­tes confé­dé­ra­tions syn­di­ca­les ouvriè­res com­man­daient aux mai­sons de pro­duc­tion des films sur leurs acti­vi­tés res­pec­ti­ves.

Le Hokuriku - Une nou­velle his­toire natu­relle
(Hokuriku-Shinfûdoki)
26’ / 1953 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Hisao Yanagisawa, Shinji Takeuchi
Photographie Kimihiko Katô, Kichigorô Irisawa
Script Ujitoshi Iwasa
Production Iwanami Productions
Distribution Iwanami Audio-Visual Media Inc.

Film publi­ci­taire com­mandé par la Société d’Electricité du Hokuriku, région du Nord prise en étau entre la bar­rière mon­ta­gneuse des Alpes japo­nai­ses et la mer du Japon. L’effort d’indus­tria­li­sa­tion locale qui se heurte à des condi­tions géo­gra­phi­ques et cli­ma­ti­ques défa­vo­ra­bles s’appa­rente à une lutte vaillante contre l’emprise du milieu natu­rel.

La tra­gé­die du Japon
(Nihon no higeki)
39’ / 1946 cou­leur / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Fumio Kamei
Production Nippon Eigasha
Distribution Nippon Eiga Shinsha

Fumio Kamei uti­lise des ima­ges d’actua­li­tés tour­nées entre 1937 et 1945 pour expli­quer com­ment le Japon est entré dans la tour­mente de la guerre tout en dési­gnant ouver­te­ment les res­pon­sa­bles poli­ti­ques et mili­tai­res de cette tra­gé­die. Malgré la démo­cra­ti­sa­tion de l’indus­trie ciné­ma­to­gra­phi­que, le film fut retiré des sal­les dès sa sor­tie, sur la demande du gou­ver­ne­ment japo­nais crai­gnant que la cri­ti­que de l’auto­rité impé­riale faite dans ce docu­men­taire très poli­ti­que­ment engagé ne trou­blât l’ordre public.

Le mur de la mer
(Kaiheki)
60’ / 1959 / 16 mm / cou­leur / sous-titres fran­çais
Réalisation Kazuo Kuroki
Photographie Kazuzo Katô
Son Zenichirô Sakurai
Production Iwanami Production
Distribution Iwanami Audio-Visual Media Inc.

Ce docu­men­taire est le pre­mier film réa­lisé en ciné­ma­scope, avant même que le pro­cédé ne soit adopté par le cinéma de fic­tion. L’équipe du film a suivi pen­dant 18 mois l’évolution des tra­vaux de cons­truc­tion d’une cen­trale ther­mi­que à Yokosuka, au sud de Tôkyô. Un bar­rage aban­donné par la marine sert à cons­truire une digue sur la mer. Les tra­vaux de rem­blai, la lutte contre le typhon, la démo­li­tion par dyna­mi­tage offrent des ima­ges par­ti­cu­liè­re­ment spec­ta­cu­lai­res.

Les sol­dats au com­bat
(Tatakau hei­tai)
60’ / 1942 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Fumio Kamei
Production Nihon Eigasha

Ce film de Fumio Kamei, paci­fiste intran­si­geant, illus­tre les dif­fi­cultés ren­contrées par les réa­li­sa­teurs avec les auto­ri­tés de la cen­sure pen­dant la guerre. Il sera inter­dit par l’état major de l’armée de terre qui repro­che au réa­li­sa­teur d’avoir mon­tré des sol­dats non pas « au com­bat » mais « fati­gués ». Fumio Kamei sera arrêté quel­ques temps après.

Naissance et essor du film culturel (bunka eiga), précurseur du documentaire

Pays de neige
(Yukiguni)
39’ / 1939 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Tôkichi Ishimoto
Photographie Takio Hashimoto
Narration Yoshio Oyama
Production Geijutsueigasha

La vie pay­sanne dans les régions du Japon où l’ennei­ge­ment abon­dant et per­sis­tant rend les tra­vaux dif­fi­ci­les. Ce film cultu­rel (bunka eiga) est resté l’une des plus célè­bres réa­li­sa­tions de l’avant-guerre pour sa qua­lité docu­men­taire et artis­ti­que.

Kobayashi Issa
(Kobayashi Issa)
27’ / 1941 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Fumio Kamei
Production Nippon Eigasha

Ce film cultu­rel fait par­tie d’une série de courts métra­ges com­man­dés à l’époque par le dépar­te­ment de Nagano pour pro­mou­voir le tou­risme local. Entre cha­que séquence où sont décri­tes les dures condi­tions de vie des pay­sans mon­ta­gnards de la pro­vince de Shinano, Fumio Kamei insère des poè­mes hai­kai du célè­bre Kobayashi Issa (1763-1827), ori­gi­naire de la région. Mais la vision pes­si­miste de la vie que don­nait à voir le réa­li­sa­teur inquiéta le Ministère de l’Education et le film ne put rece­voir son agré­ment.

Hommage à Shinsuke Ogawa

Histoire du vil­lage Magino : cadran solaire à unité de mille ans
(Magino mono­ga­tari-sen­nen kizami dokei)
322’ / 1982 / 16mm / cou­leur / sous-titres anglais
Réalisation Shinsuke Ogawa
Photographie Masaki Tamura
Musique Masahiro Togashi
Son Yukio Kubota, Nobuyuki Kikuchi
Narration Shinsuke Ogawa
Production Ogawa Productions
Distribution Athénée Français

Ce très long métrage est le fruit de 13 années de tra­vail de l’équipe de Shinsuke Ogawa qui a par­tagé la vie des habi­tants de Magino, un vil­lage du Nord du Japon. Ogawa se met à culti­ver le riz lui-même, par­ti­cipe à des tra­vaux archéo­lo­gi­ques, demande aux habi­tants de jouer en cos­tume d’époque des scè­nes qui font revi­vre des événements mar­quants dans l’his­toire du vil­lage (révol­tes pay­san­nes, pro­cès locaux, grands tra­vaux agri­co­les) et les légen­des sur l’ori­gine du vil­lage. Ogawa réus­sit, dans ce film à mi-che­min entre la fic­tion et le docu­men­taire, à dila­ter le temps sur dix mille ans pour pré­sen­ter l’his­toire du vil­lage de Magino qui est celle de l’huma­nité même.

Histoire du vil­lage Magino : le col
(Magino mono­ga­tari - tôge)
43’ / 1977 / 16mm / noir & blanc / sous-titres fran­çais
Réalisation Shinsuke Ogawa
Photographie Yuji Okumura
Son Yukio Kubota
Production Ogawa Productions
Distribution Athénée Français

En 13 années, Ogawa réa­li­sera 4 films sur l’his­toire du vil­lage Magino. Il s’ins­pire ici d’un poète de la région de Yamagata, Jin Makabe, pour déve­lop­per toute une sym­bo­li­que sur le rôle déter­mi­nant qu’ont joué les cols dans l’his­toire du Japon.

Dates
Maison de la culture du Japon à Paris

Cinéma

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