Tomu Uchida - un maître oublié du cinéma japonais

Du mardi 25 juin au jeudi 11 juillet 2002

« Tomu Uchida (1898-1970) a cristallisé les passions sociales, politiques et artistiques d’une époque cruciale du Japon moderne, avec une vitalité et un amour du cinéma que l’on chercherait en vain dans le cinéma japonais actuel. Il était comme le dernier grand artisan d’un système de production et d’une conscience professionnelle scrupuleuse que l’on peut considérer comme disparus. Seuls ses personnages, souvent hantés par leur passé, lui font écho dans ses films, dont beaucoup sont des jalons du cinéma dit classique. » Max Tessier

Films :

Meurtre à Yoshiwara
(Hana no Yoshiwara hya­ku­nin-giri)

1960 / 1h50 / scope cou­leurs
Scénario Yoshikata Yoda Images Sadaji Yoshida Musique Toshio Nakamura Montage Shintarô Miyamoto Décors Takatoshi Suzuki Production Tôei
Avec Chiezô Kataoka, Yoshie Mizutani, Eijirô Kataoka, Akiko Santo

Jirôzaemon, riche com­mer­çant en soie­ries, fut jadis aban­donné par ses parents. Malgré sa loyauté, aucune femme ne veut de lui à cause d’une hor­ri­ble tâche qu’il a sur le visage. Un jour, on lui pré­sente une cour­ti­sane de bas étage qui l’accepte et le traite ten­dre­ment, mais qui, en réa­lité, n’est inté­res­sée que par son argent…

Le mont Fuji et la lance ensan­glan­tée
(Chiyari Fuji)

1955 / 1h30 / 35 mm / noir et blanc
Scénario Fuji Yahiro, Toshio Tamikado, Shintarô Mimura Images Sadaji Yoshida Musique Taichirô Kosugi Décors Takatoshi Suzuki
Avec Chiezô Kataoka, Teruo Shimada, Daisuke Katô, Motoharu Ueki

Un jeune samou­raï, Shôjurô Sako, voyage sur la route d’Edo en com­pa­gnie de ses deux ser­vi­teurs, Genta et Gonpachi. Ce der­nier s’inquiète pour Shôjurô et Genta, tous deux grands buveurs de sake. La route n’est pas sûre, de nom­breux truands sont embus­qués dans les para­ges…

Chacun dans sa coquille
(Jibun no ana no naka de)

1955 / 2h04 / 35 mm / noir et blanc
Scénario Yasutarô Yagi Images Shigeyoshi Mine Décors Takeo Kimura Production Nikkatsu
Avec Rentarô Mikuni, Mie Kitahara, Jûkichi Uno, Yumeji Tsukioka.

Tomiko, une veuve de guerre, sou­haite marier sa belle-fille à un jeune méde­cin plein d’ave­nir, mais celui-ci cher­che à séduire la mère. Le frère de Tomiko, aban­donné par sa femme, se ruine dans une opé­ra­tion finan­cière et meurt d’une pneu­mo­nie. Tomiko se retrouve seule…

Le col du Grand Bouddha 1e par­tie
(Daibôsatsu Tôge (1))

1957 / 1h59 / scope cou­leurs
Scénario Katsuhito Inomata, Eizaburô Nurazaki Production Tôei
Avec Chiezô Kataoka, Kinnosuke Nakamura, Satomi Oka

Ryûnosuke Tsukue est un samou­raï habité par le mal. Après avoir violé Ohama, la fiancé d’un samou­raï qu’il a tué en duel, il rejoint Edo, d’où il par­tira vers Kyôto en com­pa­gnie d’une bande de mer­ce­nai­res. Le frère du samou­raï assas­siné le pour­suit pour se ven­ger… Dans un accès de folie, Ryûnosuke tue sa femme et part au com­bat à Yamato…

Le col du Grand Bouddha 2e par­tie
(Daibôsatsu Tôge (2))

1959 / 1h46 / scope cou­leurs
Scénario Katsuhito Inomata, Eizaburô Nurazaki Production Tôei
Avec Chiezô Kataoka, Kinnosuke Nakamura, Satomi Oka

Ryûnosuke, obsédé par la mort, se rend dans le vil­lage natal d’Ohama, dans la région de Bushu. Au col du Grand Bouddha, il affronte le frère du samou­raï assas­siné et, devenu fou, dis­pa­raît dans le fleuve…

Le col du Grand Bouddha 3e par­tie
(Daibôsatsu Tôge (3))

1959 / 1h46 / scope cou­leurs
Scénario Katsuhito Inomata, Eizaburô Nurazaki Production Tôei
Avec Chiezô Kataoka, Kinnosuke Nakamura, Satomi Oka

Miyamoto Musashi : Duel à mort (iné­dit)
(Shinken shôbu)

1970 / 1h16 / Scope cou­leurs / Studios Tôei
Avec Kinnosuke Nakamura, Eijirô Tono, Daisuke Itô

Le duel de Baiken et de Musashi. Adaptation finale du roman de Yoshikawa Eiji La Pierre et le Sabre. Uchida mou­rut sur le tour­nage, lais­sant impar­faite cette 6e par­tie de Miyamoto Musashi.

La terre
(Tsuchi)

1939 / 1h32 / 16 mm / noir et blanc
Scénario Ryûichirô Yagi / Images Michio Midorikawa Musique Akihiro Norimatsu Décors Yasuharu Hori Production Nikkatsu
Avec Isamu Kosugi, Akiko Kazami, Kaichi Yamamoto, Sanemon Suzuki

Kanji est un pau­vre pay­san veuf qui vit avec sa fille. Il ne s’entend pas avec son beau-père. Celui-ci tente de se sui­ci­der en met­tant le feu à la mai­son. Cet inci­dent est l’occa­sion pour les deux hom­mes de se rap­pro­cher l’un de l’autre.

Le détroit de la faim
(Kiga kai­kyo)

1964 / 3h02 / 35 mm / noir et blanc
Scénario Naoyuki Suzuki Images Hanjirô Nakazawa Musique Isao Tomita _ Décors Mikio Mori Production Tôei

Peu de temps après la guerre, un prê­teur sur gages est assas­siné à Hokkaidô avec toute sa famille. Un des cou­pa­bles échappe à la police. Il ne sera retrouvé que dix ans plus tard, après avoir assas­siné une pros­ti­tuée qui l’avait aidé à se cacher.

Le théâ­tre de la vie : Hishakaku et Kiratsune
(Jinsei gekijô : Hishakaku to Kiratsune)

1968 / 1h49 / scope cou­leur

Scénario Gorô Sakuta Images Hanjirô Nakazawa Décors Hiroshi Fujita Production Tôei
Avec Kôji Tsuruta, Ryûtarô Tatsumi, Ken Takakura, Junko Fuji

Un joueur, Hishakaku, com­met un meur­tre pour les beaux yeux de la ser­vante Otoyo. Sur les conseils de son men­tor, le vieux Kiratsune, il se rend à la police et est empri­sonné pour qua­tre ans. A sa sor­tie, il retourne voir Kiratsune. Entre-temps, Otoyo, deve­nue pros­ti­tuée, est tom­bée amou­reuse d’un de ses clients.

Dates
Maison de la culture du Japon à Paris

Cinéma

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