Accueil  |  Cinéma  |  Archives

Hommage à Sadao Yamanaka

Dans le cadre du Festival Paris Cinéma

Les 7, 8 et 9 juillet 2010

Du 3 au 13 juillet 2010, le Festival Paris Cinéma donne ren­dez-vous aux spec­ta­teurs pour un début d’été ciné­ma­to­gra­phi­que, popu­laire et fes­tif. La MCJP s’asso­cie à Paris Cinéma et rend hom­mage à Sadao Yamanaka, cinéaste injus­te­ment méconnu en France. Décédé en 1938 à l’âge de 28 ans et dépeint par tous comme « le Jean Vigo japo­nais », il mérite incontes­ta­ble­ment une reconnais­sance inter­na­tio­nale.

Du jeune et regretté Yamanaka, on ne trouve plus que 3 films : Tange Sazen et le pot d’un million de ryôs (1935), Kôchiyama Sôshun (1936) et Pauvres humains et ballons de papier (1937).

Projections

Mercredi 7 juillet

17h30 Tange Sazen et le pot d’un mil­lion de ryôs
20h00 Kôchiyama Sôshun pré­senté par Shinji Aoyama, cinéaste

Jeudi 8 juillet

17h30 Pauvres humains et bal­lons de papier
20h00 Tange Sazen et le pot d’un mil­lion de ryôs pré­senté par Charles Tesson, jour­na­liste et cri­ti­que de cinéma

Vendredi 9 juillet

17h30 Kôchiyama Sôshun
20h00 Pauvres humains et bal­lons de papier pré­senté par Jun Fujita Hirose, Professeur assis­tant à l’uni­ver­sité de Ryûkoku (Kyôtô)

Tange Sazen et le pot d’un million de ryôs

1935 / Japon

JPEG - 266.3 ko
Tange Sazen
© Nikkatsu Corporation

Un sei­gneur offre en cadeau de mariage à son frère peu for­tuné un pot orné d’une tête de singe. Vexé de rece­voir un bien de si peu de valeur, il s’en débar­rasse et l’objet tombe entre les mains d’un petit orphe­lin des quar­tiers pau­vres. Le sei­gneur et son frère appren­nent alors que ce pot vaut un mil­lion de ryôs et se lan­cent dans une quête intré­pide pour le récu­pé­rer. Sur leur route, ils ren­contrent le samou­raï bor­gne et man­chot, Tange Sazen. Imaginées par l’écrivain Hayashi Fubo, les aven­tu­res de Tange Sazen connais­sent un tel suc­cès au Japon qu’elles ont été adap­tées plus de trente fois au cinéma. Tange Sazen et le pot d’un mil­lion de ryôs en est la seconde adap­ta­tion et brille par sa moder­nité et son parti pris osé. Sadao Yamanaka fait en effet du samou­raï un per­son­nage fai­néant, cyni­que mais tou­chant, s’atti­rant les fou­dres de son créa­teur et les applau­dis­se­ments du public.

1h24 / 35 mm / noir et blanc / sous-titré fran­çais

Titre ori­gi­nal Tange Sazen yowa : Hyakuman ryô no tsubo
Titre inter­na­tio­nal The Million Ryo Pot
Scénario Shintarô Mimura d’après un roman de Fubô Hayashi
Avec Denjirô Ôkôshi, Kiyozô, Kunitarô Sawamura, Reizaburô Yamamoto, Minoru Takase

Kôchiyama Sôshun

1936 / Japon

JPEG - 701.6 ko
Kôchiyama
© Nikkatsu Corporation

Hirotarô est un jeune voyou vivant aux cro­chets de sa sœur qui se pros­ti­tue pour cou­vrir ses det­tes. Habitué à per­pé­trer de menus lar­cins, il vole un jour ce qui s’avère bien plus pré­cieux : l’épée du Seigneur Matsue. Contraint de s’échapper, il ren­contre lors de sa fuite, Kôchiyama, une cra­pule des bas-fonds de Tôkyô qui le prend sous son aile et lui ensei­gne la vie. L’appro­che plus crue de la pièce de théâ­tre clas­si­que de Kawatake Mokuami donne au film une teinte pres­que natu­ra­liste. Les per­son­na­ges, plein de cou­rage et de valeurs mora­les sur les plan­ches, devien­nent, der­rière la caméra à hau­teur du regard d’humain, voleurs, truands, pros­ti­tués… aussi cor­rom­pus qu’atten­dris­sants. Sadao Yamanaka détourne tou­tes les conven­tions du film his­to­ri­que japo­nais jusqu’à la paro­die pour en faire une œuvre réso­lu­ment moderne.

1h22 / 35 mm / noir et blanc / sous-titré fran­çais

Scénario Shintarô Mimura d’après la pièce Kôchiyama to Naozamurai de Kawatake Mokuami
Avec Setsuko Hara, Chôichiro Kawarazaki, Kanemon Nakamura, Senshô Ichikawa

Pauvres humains et ballons de papier

JPEG - 372.1 ko
Pauvres Humains, ballons de papier
© 1937 Toho Co., Ltd. All Rights Reserved

1937 / Japon

Dans un quar­tier pau­vre de Tôkyô au XVIIIe siè­cle, un samou­raï s’est pendu. On revient sur son his­toire. Matajûrô, un rônin désar­genté passe ses jour­nées à cher­cher déses­pé­ré­ment un tra­vail tan­dis que sa femme fabri­que des bal­lons de papier pour sur­vi­vre. Un offi­ciel cher­che à marier sa fille et Shinza, ancien coif­feur qui orga­nise des jeux d’argent sans per­mis­sion sur le ter­ri­toire est tra­qué par les hom­mes de main du chef local… Dernier film réa­lisé par Sadao Yamanaka, Pauvres humains et bal­lons de papier est un chœur de peti­tes his­toi­res de vie qui se mêlent et se démê­lent dans le quo­ti­dien misé­reux des bas quar­tiers de la métro­pole. Dès les pre­miè­res minu­tes, le cinéaste offre toute la force de la révolte dans le contraste net entre le sui­cide du samou­raï et la fête d’un quar­tier qui l’a déjà oublié. Et dans une intri­gue peu conven­tion­nelle, on s’atta­che à une com­mu­nauté de per­son­na­ges hauts en cou­leurs. Une œuvre époustouflante de liberté et de noir­ceur.

1h26 / 35 mm / noir et blanc / sous-titré fran­çais

titre ori­gi­nal Ninjô kami fûsen
titre inter­na­tio­nal Humanity and Papers Balloons
scé­na­rio Shintarô Mimura d’après une his­toire ori­gi­nale de Mokuani Kawatake

inter­pré­ta­tion Chôjûrô Kawarazaki, Kanemon Nakamura

%##7@

Kôchiyama

© Nikkatsu Corporation

%##7@

Pauvres Humains, ballons de papier

© 1937 Toho Co., Ltd. All Rights Reserved

%##7@

Tange Sazen

© Nikkatsu Corporation

Informations pra­ti­ques

Petite salle (rez-de-chaus­sée)
Tarif 4 euros / Tarif réduit 3 euros

Manifestation réa­li­sée dans le cadre du

Maison de la culture du Japon à Paris

Cinéma

Code développé sous licence GPL pour: Blog-Mode.info, Victoria's secret, Zuhair Murad, ازياء لبنانية par Web Design, par le Scarabée