© 1981, Tôei

À la fois célébrée (Cannes, Montréal, Moscou…) et méconnue, l’œuvre de Kôhei Oguri est obsédante, aboutie, plastiquement et thématiquement éblouissante. En présence du réalisateur et de plusieurs spécialistes du cinéma.
La rivière de boue
泥の河
1981 / 105’ / vostf
Deux garçons dont les parents habitent au bord d’une rivière polluée d’Osaka se lient d’amitié. Nobuo est le fils d’un restaurateur ; Kiichi vit avec sa mère, une prostituée.
Pour Kayako
伽耶子のために/ Inédit
1984 / 117’ / vostf
Sanjun, Coréen résident du Japon, s’interroge sur sa double culture. Il fait la rencontre de Kayako, une Japonaise orpheline adoptée et élevée par une famille de Coréens à Tôkyô. D’après un roman de Lee Hwe-Song, premier écrivain d’origine coréenne à avoir obtenu le prix Akutagawa.
L’aiguillon de la mort
死の棘
1990 / 115’ / vostf
Une femme est atteinte de troubles mentaux après qu’elle a appris que son mari l’avait trompée. Rongé par le remords, celui-ci abandonne toute vie sociale et se consacre à la guérison de son épouse. Le film le plus connu de Kôhei Oguri. Grand Prix au festival de Cannes 1990.
Correspondance par l’image
映像による往復書簡 / Inédit
1993 / 45’ / vostf / production NHK Inédit
Documentaire épistolaire à l’attention du cinéaste indonésien Slamer Rahardjo Djarot. A travers les paysages somptueux des îles indonésiennes de Java, Kalimantan et Flores, Oguri délivre un message poétique sur notre rapport à la nature et propose une réflexion sur notre modernité.
L’homme qui dort
眠る男
1996 / 103’ / vostf
Suite à un accident, un montagnard est transporté inconscient dans la chambre d’une ferme d’un petit village. Tous les habitants se relayent à son chevet jusqu’à ce que son âme s’échappe.
La forêt oubliée
埋もれ木
2005 / 89’ / vostf
Une petite ville d’une région montagneuse. Un jour, une tempête provoque un terrible éboulement et découvre une forêt souterraine. Peu à peu, réalité et imaginaire se rejoignent, passé et avenir se mêlent, esquissant bientôt un monde fantasmatique où tout devient possible…
La forêt des songes
Un film d’Antoine Barraud / 2010 / 45’ / vidéo
Une ballade au cœur de la pensée de Kôhei Oguri. Autour d’une sensibilité animiste et d’une recherche permanente de l’harmonie, il redéfinit avec poésie, sérénité et assurance l’essence même d’un cinéma utopique, aboutissement de 30 ans de réflexion sur la mise en scène et le rapport à l’image.
Jeudi 9 septembre
En présence du réalisateur
17h La rivière de boue
19h30 Pour Kayako
Vendredi 10 septembre
En présence du réalisateur
17h L’aiguillon de la mort
19h30 L’homme qui dort
Samedi 11 septembre
En présence du réalisateur
14h La forêt oubliée
16h Rencontre avec Kôhei Oguri et Antoine Barraud, autour du documentaire-entretien La forêt des songes
19h30 La rivière de boue
Mardi 14 septembre
En présence du réalisateur
15h Correspondance par l’image*
17h Pour Kayako
19h30 L’homme qui dort
Mercredi 15 septembre
15h La forêt oubliée
17h La forêt des songes + Correspondance par l’image*
19h30 L’aiguillon de la mort
Jeudi 16 septembre
17h La forêt oubliée
19h30 La rivière de boue
Vendredi 17 septembre
17h La forêt des songes + Correspondance par l’image*
19h30 L’homme qui dort
Samedi 18 septembre
14h L’aiguillon de la mort
17h La rivière de boue
19h30 Pour Kayako
Informations pratiques
Petite salle (rez-de-chaussée)
Tarif 4 € / Réduit 3 € / * Films en entrée libre (dans la limite des places disponibles)
Films présentés en version originale sous-titrée français
Avec le soutien d’ANA
