La Tôei

Histoire des grands studios japonais, 3e volet

「日本映画史を作った大手会社シリーズ3:東映の歴史」

Du jeudi 21 janvier au samedi 20 mars

L’histoire d’un empire du cinéma japonais

Logo de la Tôei {JPEG}Fondée en 1951 par la fusion - sym­bo­li­sée par la forme trian­gu­laire de son logo - de trois peti­tes com­pa­gnies de dis­tri­bu­tion et de pro­duc­tion (Tôkyô Eiga, Ôizumi Eiga et Tôyoko Eiga), la Tôei est la plus jeune des six majors du cinéma japo­nais.

Pourtant, en moins de dix ans, elle va deve­nir un empire géré à l’hol­ly­woo­dienne sous la hou­lette de son pré­si­dent-pro­duc­teur, Hiroshi Ôkawa, qui fit le pari de relan­cer le jidai­geki (films de samou­raïs), genre qui était tombé qua­si­ment en désué­tude depuis que l’occu­pant amé­ri­cain en avait inter­dit les attri­buts les plus virils : loyauté indé­fec­ti­ble envers son sei­gneur, code d’hon­neur, com­bats de sabre.

Le suc­cès est au ren­dez-vous et, avec les mons­tres sacrés de l’avant-guerre – Chiezô Kataoka, Utaemon Ichikawa, Ryûnosuke Tsukigata, Ryûtarô Ôtomo – et les nou­vel­les stars du genre – Kinnosuke Nakamura, Hashizô Ôkawa, la Tôei va écraser ses concur­ren­tes en mono­pi­li­sant jusqu’à 50% du mar­ché en ter­mes de pro­duc­tion et de fré­quen­ta­tion. Homme d’affai­res intran­si­geant, Hiroshi Ôkawa fut aussi un vision­naire : sen­tant, à l’orée des années 1960, que le jidai­geki ne ferait bien­tôt plus recette, il invente de tou­tes piè­ces un nou­veau genre, le film de yaku­zas dont la grande ori­gi­na­lité est d’avoir su trans­po­ser dans la société moderne les codes éternels du jidai­geki.

Nouvelle vic­toire pour la Tôei qui, avec le film de yaku­zas décliné en innom­bra­bles sous-gen­res, va impo­ser un rythme de pro­duc­tion que les autres majors ne pour­ront bien­tôt plus sui­vre. Après la télé­vi­sion et l’essor de la société des loi­sirs, la puis­sance domi­na­trice de « l’Empire Tôei » est peut-être la troi­sième cause de l’effon­dre­ment bru­tal, en 1970, du sys­tème des stu­dios japo­nais.

*Attention ! Changement de pro­gramme ! Les pro­jec­tions du "Couvent de la bête sacrée sont annu­lées le
samedi 30 jan­vier à 15h00 et le ven­dredi 19 mars à 17h00

© Tôei

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Programme

La tour des lys

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La tour des lys

「ひめゆりの塔」
Un film de Tadashi Imai / 1953 / 131’ / vostf
avec Keiko Tsushima, Eiji Okada, Kinzô Shin, Shunji Kasuga
24 mars 1945.

L’armée amé­ri­caine lance son assaut sur Okinawa. Des jeu­nes filles issues d’écoles voi­si­nes sont ame­nées sur le ter­rain pour soi­gner les bles­sés. Leur emblème est le lys blanc, ou une fleur de ceri­sier, et elles gagnent une région mon­ta­gneuse pour tra­vailler dans un hôpi­tal de ter­rain. Le film relate leur épopée jusqu’à leur sacri­fice final.

Après deux années d’incer­ti­tude, le suc­cès com­mer­cial de « La tour des lys » per­met enfin à la Tôei de s’assu­rer une base finan­cière solide. Même si Tadashi Imai est un farou­che indé­pen­dant, il sera invité à plu­sieurs repri­ses par la Tôei pour réa­li­ser des films per­son­nels en contra­dic­tion, appa­rem­ment, avec les impé­ra­tifs com­mer­ciaux de la com­pa­gnie. Avec Tomu Uchida, le grand maî­tre, et quel­ques autres arti­sans comme Tai Katô, Imai fait ainsi figure de cau­tion artis­ti­que pour ce stu­dio à qui l’on a sou­vent repro­ché d’être une « usine à films ».

Le Mont Fuji et la lance ensanglantée

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le mont Fuji et la lance ensanglantée

「血槍富士」
Un film de Tomu Uchida / 1955 / 94’ / vostf
avec Chiezô Kataoka, Daisuke Katô, Eijirô Kataoka (Teruo Shimada), Ryûnosuke Tsukigata

Le jeune Shôjurô se rend à Edo en com­pa­gnie de ses deux fidè­les ser­vi­teurs, Genta le joyeux drille et Gonpachi le sage qui porte sa lance. Ce der­nier est inquiet pour son maî­tre : il sait que sa bon­ho­mie de façade dis­si­mule un homme au vin mau­vais qui vit mal sa condi­tion de samou­raï. La route est lon­gue jusqu’à la capi­tale et les occa­sions de boire ne man­quent pas.

Remake d’un film de Kintarô Inoue, « Journal d’un voyage tra­gi­que », 1927, « Le Mont Fuji et la lance ensan­glan­tée » est un hom­mage à la période expres­sion­niste du film de samou­raï de l’époque du muet. Sa tou­che déli­bé­ré­ment moderne pré­fi­gure les jidai­geki anti-conven­tion­nels et très poli­ti­ques de la der­nière période du genre au milieu des années 1960. C’est aussi l’œuvre qui relance la car­rière de Tomu Uchida, consi­déré comme un des grands maî­tres du cinéma japo­nais avec Ozu et Mizoguchi dans les années 1930.

Le riz

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Le riz

「米」
Un film de Tadashi Imai / 1957 / 118’ / vostf
avec Shinjirô Ebara, Shinji Nanbara, Nakahara Hitomi, Yûko Mochizuki

Une des­crip­tion poé­ti­que d’une com­mu­nauté pay­sanne du nord du Japon atta­chée à sa terre, mais mena­cée d’extinc­tion par l’urba­ni­sa­tion.

Quand il a été mon­tré en Europe, la cri­ti­que y a vu « un chef-d’œuvre du cou­rant néo-réa­liste japo­nais ».

L’épouse du château des Ôtori

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L’épouse du château des Ôtori

「鳳城の花嫁」
Un film de Sadatsugu Matsuda / 1957 / 85 ’ / vostf
avec Ryûtarô Ôtomo, Masao Mishima, Yumiko Hasegawa, Hitomi Nakahara

Le prince Gentarô du clan Ôtori a trente ans et n’a tou­jours pas d’épouse. Contre l’avis de ses parents, il décide de voya­ger inco­gnito pour trou­ver la femme de ses rêves. Il débar­que à Edo, la capi­tale, et fait la décou­verte émue de la vie des peti­tes gens. Mais des char­la­tans de tous poils vont ten­ter de pro­fi­ter de sa naï­veté.

Production typi­que et incontour­na­ble du jidai­geki popu­laire remis au goût du jour par la Tôei et qui inonde à l’époque le mar­ché. Par un maî­tre du genre, Sadatsugu Matsuda, pilier du stu­dio, célè­bre pour ses mises en scè­nes enle­vées. Il réa­lisa pas moins de 80 films entre 1952 et 1965 grâce à ses étonnantes facultés d’adap­ta­tion aux contrain­tes de « l’usine à films » qu’était alors la Tôei.

Un amour pur

「純愛物語」
Un film de Tadashi Imai / 1957 / 133’ / vostf
avec Ebara Shinjirô, Nakahara Hitomi, Okada Eiji, Kimura Isao

Kantarô et Mitsuko appar­tien­nent à la délin­quance juvé­nile dans le Tôkyô dans du milieu des années cin­quante. Ils sont arrê­tés pour vol et envoyés en mai­son de redres­se­ment. Tandis que Kantarô tente de s’échapper pour retrou­ver Mitsuko, Mitsuko endure la vie car­cé­rale mais son état de santé s’aggrave de jour en jour. Le méde­cin com­prend bien­tôt que Mitsuko est une irra­diée ato­mi­que, quand celle-ci lui confie qu’elle s’était retrou­vée à Hiroshima quel­ques jours après l’explo­sion de la bombe.

Ecrit par Yôko Mizuki (scé­na­riste régu­lière sur les films de Mikio Naruse), « Un amour pur », traite du péril ato­mi­que comme « Vivre dans la peur » d’Akira Kurosawa (1955) et quel­ques autres pro­duc­tions de cette époque. Tous les films ayant abordé cette ques­tion furent des échecs com­mer­ciaux, à l’excep­tion du film d’Imai, peut-être en rai­son d’un trai­te­ment plus conven­tion­nel qui ne déso­rienta pas le public popu­laire. Avec Eiji Okada devenu célè­bre en Europe grâce à « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais.

Le col du grand Bouddha 1

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Le col du grand Bouddha 1

「大菩薩峠」
Un film de Tomu Uchida / 1957 / 119’ / vostf / Couleur
avec Chiezô Kataoka, Yumiko Hasegawa Harumi Urazato, Kinnosuke Nakamura

Ryûnosuke Tsukue est un samou­raï habité par le mal. Après avoir violé Ohama, la fian­cée d’un autre samou­raï qu’il a tué en duel, il rejoint Edo d’où il par­tira vers Kyôto en com­pa­gnie d’une bande de mer­ce­nai­res. Le frère du samou­raï assas­siné le pour­suit pour se ven­ger. Dans un accès de folie, Ryûnosuke tue sa femme et part au com­bat à Yamato.

Le col du grand Bouddha 2

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Le col du grand Bouddha 2

「大菩薩峠 ・第二部」
Un film de Tomu Uchida / 1958 / 105’ / vostf / Couleur
avec Chiezô Kataoka, Yumiko Hasegawa, Michiyo Kogure, Ryûnosuke Tsukigata

Ryunosuke, devenu aveu­gle au cours d’un com­bat, est pris en charge dans une auberge par une femme, sosie d’Ohama, qu’il tue aussi. Il ren­contre une veuve qui vend des médi­ca­ments et pense enfin cou­ler des jours pai­si­bles. Mais sa folie meur­trière le reprend…

Le col du grand Bouddha 3

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Le col du grand Bouddha 3

「大菩薩峠 ・完結篇」
Un film de Tomu Uchida / 1959 / 106’ / vostf / Couleur
avec Chiezô Kataoka, Kinnosuke Nakamura, Chiyonosuke Azuma, Ryûnosuke Tsukigata

Ryunosuke, obsédé par la mort, se rend dans le vil­lage natal d’Ohama. Au Col du Grand Bouddha, il affronte le frère du samou­raï assas­siné, et, devenu fou, dis­pa­raît dans le fleuve.

Dans les années 50 et 60, la Tôei et la Daiei sont les deux com­pa­gnies spé­cia­li­sées dans le jidai­geki. Elles se livrent une guerre inces­sante par acteurs cha­ris­ma­ti­ques inter­po­sés. Après le suc­cès de cette pre­mière ver­sion en cou­leurs (la der­nière adap­ta­tion de ce roman popu­laire de Kaizan Nakazato remon­tait à 1953) jouée par Chiezô Kataoka, la Daiei, qui en fait une affaire d’hon­neur, pro­pose sa pro­pre ver­sion, en 1961, avec son acteur vedette Raizô Ichikawa qui doit redou­bler de noir­ceur et de nihi­lisme dans ce rôle de samou­raï psy­cho­pa­the vouant une dévo­tion per­verse à son sabre.

Le conspirateur

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Le conspirateur

「反逆児」
Un film de Daisuke Itô / 1961 / 117’ / vostf / Couleur
avec Kinnosuke Nakamura, Kaneko Iwasaki, Haruko Sugimura, Shûji Sano, Hiroko Sakuramachi

Dans le Japon de 1579, en pleine guerre civile entre les sei­gneurs Shingen Takeda et Nobunaga Oda, le troi­sième fils de Ieyasu Tokugawa, Nobuyasu, devient vic­time des intri­gues poli­ti­ques de sa mère. Celle-ci pro­jette de don­ner à son fils une concu­bine pour engen­drer un héri­tier, en cher­chant à per­dre Nobunaga et sa fille Tokuhine, qui n’est autre que la femme de Nobuyasu. Elle sera fina­le­ment écartée de la vie poli­ti­que, et Nobuyasu rece­vra l’ordre de met­tre fin à ses jours.

Une super­pro­duc­tion his­to­ri­que de pres­tige de la Tôei avec la star Kinnosuke Nakamura.

Ma mère dans les paupières / Liens de sang

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Ma mère dans les paupières

「瞼の母」
Un film de Tai Katô / 1962 / 83’ / vostf / Couleur
avec Kinnosuke Nakamura, Hiroki Matsukata, Hitomi Nakahara, Michiyo Kogure

Un jour pro­fes­sion­nel, pour­suivi par un gang de yaku­zas dont il a molesté cer­tains mem­bres pour sau­ver un ami, recher­che à tra­vers les rou­tes les plus dan­ge­reu­ses la mère qui l’a aban­donné lorsqu’il était enfant. Anxieux, sans repos et mélan­co­li­que, il fait de nom­breu­ses ren­contres jusqu’à ce que son des­tin le rat­trape.

Film typi­que du mata­tabi-mono, sous-genre situé entre jidai­geki et film de yaku­zas qui prend pour héros des voyous vaga­bonds évoluant dans le monde paral­lèle des parieurs et des mar­gi­naux et qui, mal­gré les appa­ren­ces, sont atta­chés aux idéaux de loyauté et de fidé­lité. Adaptation d’une célè­bre pièce de théâ­tre (1931) de Shin Hasagawa, l’écrivain le plus impor­tant du mata­tabi-mono avec Kan Shimozawa. Ce der­nier écrira une nou­velle qui ins­pi­rera au cinéma la célè­bre série « Zatôichi » qui peut être aussi rat­ta­chée au mata­tabi-mono.

Contes cruels du bushidô

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Contes cruels du bushidô

「武士道残酷物語」
Un film de Tadashi Imai / 1963 / 123’ / vostf / Couleur
avec Kinnosuke Nakamura, Eijirô Tôno, Masayuki Mori, Ineko Arima

Un homme plongé dans le mal­heur suite à la ten­ta­tive de sui­cide de sa fian­cée, se remé­more les atro­ci­tés endu­rées par ses ancê­tres depuis le 17e siè­cle, au nom du code d’hon­neur du bushidô.

Tragi-comé­die his­to­ri­que de la Tôei avec son meilleur acteur dans ce genre, la star Kinnosuke Nakamura qui inter­prète sept per­son­na­ges de la même famille à tra­vers les âges.

Les treize tueurs

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Les 13 tueurs

「十三人の刺客」
Un film de Eiichi Kudô / 1963 / 125’ / vostf
avec Chiezô Kataoka, Kanjurô Arashi, Kôtarô Satomi

Matsudaïra, sei­gneur pro­vin­cial, fait régner la ter­reur sur son fief et les régions qu’il tra­verse cha­que fois qu’il se rend à Edo ; et comme il est le frère cadet du Shôgun, per­sonne, au gou­ver­ne­ment cen­tral, n’ose le condam­ner. Jusqu’au jour où un minis­tre donne secrè­te­ment l’ordre à son plus fidèle vas­sal d’orga­ni­ser son élimination. Lors de son pro­chain voyage, une redou­ta­ble sou­ri­cière attend le suze­rain et son cor­tège de 50 cava­liers.

Une des der­niè­res super­pro­duc­tions spec­ta­cu­lai­res du jidai­geki avant que ce genre ne prenne une tour­nure contes­ta­taire et nihi­liste qui atti­rera un public plus intel­lec­tuel et moins popu­laire.

Le grand attentat

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Le grand attentat

「大殺陣」
Un film de Eiichi Kudô / 1964 / 118’ / vostf
avec Kôtarô Satomi et Ôtomo Ryûtarô

Jinbo, petit samou­raï fonc­tion­naire sans his­toire, voit sa vie bas­cu­ler le jour où l’un de ses amis – soup­çonné d’appar­te­nir à un groupe révo­lu­tion­naire - se réfu­gie chez lui pour fuir une vio­lente rafle poli­cière. Voulant s’inter­po­ser, Jinbo est accusé de com­pli­cité tan­dis que sa femme est tuée devant lui. Il par­vient à s’enfuir et, ivre de ven­geance, décide de ral­lier la cause des révo­lu­tion­nai­res qui sont en train pré­pa­rer un coup d’état.

Ce film de samou­raïs est une allé­go­rie réa­liste du mou­ve­ment radi­cal étudiant des années 60 au Japon. L’esprit nou­velle vague et sa révi­sion cri­ti­que des gen­res tou­chent aussi les for­mes très conven­tion­nel­les du jidai­geki qui renoue ainsi avec la nature contes­ta­taire d’une par­tie de sa pro­duc­tion à l’époque du muet mais dans un style plus réa­liste et per­cu­tant.

Hommes, porcs et loups

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Hommes, porcs et loups

「狼と豚と人間」
Un film de Kinji Fukasaku / 1964 / 95’ / vostf
avec Ken Takakura, Rentarô Mikuni, Kinya Kitaôji, Sanae Nakahara

Un truand soli­taire cher­che à recru­ter des hom­mes pour déva­li­ser un gang puis­sant et res­pecté.

Le pre­mier film de yaku­zas de Kinji Fukasaku qui change les règles du genre en met­tant l’accent sur la liberté indi­vi­duelle plu­tôt que d’idéa­li­ser le fameux code d’hon­neur censé régir la vie des gangs.

La légende des yakuzas

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La légende des yakuzas

「日本侠客伝」
Un film de Makino Masahiro / 1964 / 98’ / vostf
avec Kinnosuke Nakamura, Takakura Ken, Ôki Minoru, Hiroyuki Nagato, Yôko Minamida

Kibamasa, un vieux clan de yakuza atta­ché aux codes de la che­va­le­rie et res­pecté des habi­tants entre en conflit avec Okiyama, un clan moderne « sans code d’hon­neur » qui tente de pren­dre le contrôle du quar­tier en s’assu­rant l’appui de la police et des poli­ti­ciens.

Film typi­que du genre dit « nin­kyô » ou « yakuza à l’esprit che­va­le­res­que » pro­duit en masse par la Tôei et qui ins­pi­rera quel­ques années plus tard les films réa­lis­tes de Kinji Fukasaku. Hideo Gosha dans « La proie de l’homme » fera un magni­fi­que por­trait fan­tasmé de ces yaku­zas qui seraient les der­niers dépo­si­tai­res de valeurs défi­ni­ti­ve­ment per­dues dans la société moderne.

Le sang de la vengeance

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Le sang de la vengeance

「明治侠客伝・三代目襲名」
Un film de Tai Katô / 1965 / 90’ / vostf et vosta/ Couleur
avec Kôji Tsuruta, Junko Fuji, Kanjûrô Arashi, Masahiko Tsugawa, Tetsurô Tanba

A la fin du 19e siè­cle, l’assas­si­nat d’un par­rain res­pecté pro­vo­que une guerre de suc­ces­sion entre ses lieu­te­nants. Le nou­veau chef élu à la tête de la grande famille s’efforce d’atté­nuer les riva­li­tés entre « conser­va­teurs » et « moder­nis­tes » et de trou­ver une voie de com­pro­mis pour que sur­vive son clan dans la nou­velle société qui s’annonce.

Un monu­ment du genre « nin­kyô » qui mar­que la tran­si­tion réus­sie du jidai­geki vers le film de yakuza. Kanjurô Arashi, mons­tre sacré du film de samou­raï, ter­mine sa pres­ti­gieuse car­rière (300 films entre 1927 et 1965) dans des rôles fur­tifs de « par­rain sage » assas­siné dès le début du film par des traî­tres ambi­tieux moins préoc­cu­pés d’hon­neur que de pro­fits économiques.

Le détroit de la faim

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Le détroit de la faim

「飢餓海峡」
Un film de Tomu Uchida / 1964 / 183 ’ / vostf
avec Rentarô Mikuni, Sachiko Hidari, Junzaburô Ban, Ken Takakura, Susumu Fujita

Dans l’après-guerre, un prê­teur sur gages d’Iwanai (Hokkaidô) est assas­siné avec toute sa famille. Le même jour, un ter­ri­ble nau­frage a lieu au large de Hakodate, le port que les cri­mi­nels ont rejoint pour fran­chir le détroit. Un seul sur­vi­vra à la tra­ver­sée ; il ren­contrera ensuite Yaé, une pros­ti­tuée qui cou­vrira sa fuite. Celle-ci le retrouve for­tui­te­ment dix ans plus tard. Mais l’homme, devenu entre-temps un indus­triel res­pec­ta­ble, est embar­rassé par la réap­pa­ri­tion de Yaé, la der­nière trace de son passé.

Les super­pro­duc­tions res­tent la chasse gar­dée des grands maî­tres du stu­dio qui ont toute lati­tude pour déployer leur savoir-faire. Ici, Tomu Uchida exploite un fait divers pour en faire une véri­ta­ble allé­go­rie dra­ma­ti­que et fan­tas­ti­que sur la misère et l’espoir dans la société de l’après-guerre. Ce film noir aux accents natu­ra­lis­tes ancré dans la réa­lité japo­naise de l’époque est classé dans les dix meilleurs films du cinéma japo­nais.

La pivoine rouge : les jeux sont faits

「緋牡丹博徒・花札勝負」
Un film de Tai Katô / 1969 / 98’ / vostf / Couleur
avec Junko Fuji, Tomizaburô Wakayama, Ken Takakura

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La pivoine rouge : les jeux sont faits

Oryû est la fille d’un chef de gang tué dans un guet-apens. Elle a par­couru le pays à la recher­che des assas­sins avant de deve­nir joueuse pro­fes­sion­nelle iti­né­rante. Son talent au jeu et sa beauté sublime lui ont valu le sur­nom de « pivoine rouge ». Au cours de son péri­ple, elle est mêlées à des intri­gues entre des clans yaku­zas rivaux et s’érige sou­vent en jus­ti­cière.

Série à suc­cès des stu­dios Tôei, elle par­tage avec celle de « Zatôichi » pro­duite dans les stu­dios concur­rents de la Daiei, de nom­breux points com­muns, notam­ment cette capa­cité des réa­li­sa­teurs qui s’y relayent à don­ner une tou­che artis­ti­que très per­son­nelle en dépit des contrain­tes com­mer­cia­les inhé­rente à une série très cali­brée. 3e épisode de la série ini­tiée en 1968 avec l’actrice vedette Junko Fuji.

La pivoine rouge : le retour d’Oryû

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La pivoine rouge : le retour d’Oryû

「緋牡丹博徒・お竜参上」
Un film de Tai Katô / 1970 / 100’ / vostf / Couleur
avec Junko Fuji, Tomizaburô Wakayama, Bunta Sugawara

Oryû est la recher­che d’une jeune fille, Okimi, dont la mère a été tuée à la suite d’une méprise. Ses inves­ti­ga­tions la condui­sent à Asakusa où elle est mêlée à des lut­tes de clans. Oryû aide celui de Hisa à conser­ver ses droits, au cours d’une par­tie de car­tes où elle réus­sit à prou­ver la tri­che­rie de son adver­saire.

5e film réa­lisé par Tai Katô, le meilleur arti­san de la série.

Combat sans code d’honneur

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Combat sans code d’honneur

「仁義なき戦い」
Un film de Kinji Fukasaku / 1973 / 99’ / vostf / Couleur
avec Bunta Sugawara, Hiroshi Matsutaka, Nobuo Kaneko, Tatsuo Umemiya

Dans le monde des yaku­zas, le code d’hon­neur a dis­paru pour faire place à la loi du plus fort.

Super-pro­duc­tion ins­pi­rée de faits réels (une lon­gue guerre des gangs qui a existé dans le chaos de l’après-guerre), c’est le film le plus accom­pli de Fukasaku dans sa démar­che de révo­lu­tion­ner les règles du genre. Classé parmi les vingt meilleurs films de l’his­toire du cinéma japo­nais.

Police contre syndicat du crime

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Police contre syndicat du crime

「県警対組織暴力」
Un film de Kinji Fukasaku / 1975 / 101’ / vostf / Couleur
avec Bunta Sugawara, Tatsuo Umemiya, Hiroki Matsukata, Nobuo Kaneko

Kurashima en 1963. Depuis plus de 7 ans, deux clans de Yakuzas s’affron­tent, les Ohara et les Kawade. Et depuis plus de 7 ans, la police essaie de les met­tre hors d’état de nuire. Un jeune ins­pec­teur cour­tise les uns pour pié­ger les autres. Jusqu’au jour où tout vole en éclats… Avec cette his­toire tra­gi­que d’une ami­tié virile entre un poli­cier et un truand tous deux res­pec­tueux de leur code d’hon­neur res­pec­tif, Fukasaku pour­suit son entre­prise « nou­velle vague » du cinéma de genre japo­nais.

Dans l’ombre du loup

「鬼龍院花子の生涯」

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Dans l’ombre du loup

Un film de Hideo Gosha / 1982 / 146’ / vostf / Couleur
avec Masako Natsume, Shima Iwashita, Tetsuro Tamba, Tatsuya Nakadai

Matsué est la fille adop­tive de la mai­son Kiryuin, un clan yakuza qui règne sur la ville de Kochi, dans l’île de Shikoku. Onimasa, leur chef cha­ris­ma­ti­que, serait le des­cen­dant d’une famille de samou­raïs. Impitoyable en affai­res, il est néan­moins res­pecté dans les quar­tiers pau­vres de la ville pour sa géné­ro­sité et son sens de l’hon­neur. Matsué gran­dit dans cette société de l’ombre, entre guer­res des gangs et riva­li­tés amou­reu­ses dans le harem du chef. Avec les années et mal­gré les bri­ma­des, elle finit par aimer Onimasa comme un vrai père et à l’admi­rer. Mais le com­por­te­ment de plus en plus che­va­le­res­que d’Onimasa com­mence à déplaire au grand par­rain de Shikoku duquel il dépend…

Dans un contexte économique incer­tain où les super­pro­duc­tions sont deve­nues une prise de ris­que, les stu­dios de la Tôei ont encore l’audace d’adap­ter à l’écran trois romans de Miyako Tomio, lar­ge­ment auto­bio­gra­phi­ques, sur le monde de la pègre et de la pros­ti­tu­tion à Kochi, (île de Shikoku), dans les années 1920 et 1930, trois livres qui ont été un suc­cès phé­no­mé­nal de librai­rie. La com­pli­cité qui lie depuis long­temps Hideo Gosha à la roman­cière va contri­buer au suc­cès de cette tri­lo­gie, trois dra­mes poi­gnants à l’érotisme tor­ride : Dans l’ombre du loup, Yohkiroh le Royaume des gei­shas et La proie de l’homme. Une réus­site col­lec­tive grâce aussi au jeu tru­cu­lent de Tatsuya Nakadai dans le pre­mier film, et à celui téné­breux mais d’un étonnant réa­lisme de Ken Ogata dans les deux autres.

Femmes de yakuzas

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Femmes de yakuza

「極道の妻たち」
Un film de Hideo Gosha / 1986 / 117’/ vostf / Couleur
avec Shima Iwashita, Mikio Narita, Rino Katase, Sera Masanori

Au cœur de la pègre d’Osaka, une femme dirige un clan de cinq cents yaku­zas. Son mari est en pri­son. Elle est redou­ta­ble et redou­tée, intel­li­gente et fin stra­tège, tout en gar­dant sa fémi­nité. La dis­corde et la désor­ga­ni­sa­tion du clan advien­nent lors­que ses pro­jets pour marier sa sœur à un nota­ble non cor­rompu échouent, et que cette der­nière décide d’épouser un yakuza d’une bande rivale.

Dernière décli­nai­son du film de yaku­zas ima­gi­née par la Tôei : la vie des fem­mes de caïds pré­sen­tées comme de redou­ta­bles stra­tè­ges, les­quel­les, entre intri­gues et com­pro­mis­sions, ten­tent d’éviter des guer­res de gangs san­glan­tes.

Zegen, le seigneur des bordels - interdit aux moins de 12 ans

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Zegen, le seigneur des bordels

「女衒」
Un film de Shohei Imamura / 1987 / 124’ / vostf et vosta/ Couleur
avec Ken Ogata, Mitsuko Baishô, Ko Chun Hsiang, Shinsui Sanshô

En 1901, un jeune japo­nais ambi­tieux, Iheiji Muraoka, quitte sa terre natale pour rejoin­dre Hong Kong ou il va deve­nir un puis­sant « Zegen », c’est-à-dire mar­chand de fem­mes. Avec son com­merce flo­ris­sant, il va inon­der de pros­ti­tuées toute la région de l’Asie où la puis­sance japo­naise est pré­sente.

Comédie noire sur les tri­bu­la­tions d’un patriote qui vit au rythme de l’expan­sion­nisme japo­nais du début de 20e siè­cle. Grâce à la palme d’or obte­nue à Cannes en 1983 avec « La Ballade de Narayama », Imamura reprend un temps le che­min des stu­dios (il était devenu indé­pen­dant en 1966) par le biais de copro­duc­tions.

La maison de geishas

「おもちゃ」
Un film de Kinji Fukasaku / 1998 / 113’ / vosta / Couleur
avec Maki Miyamoto, Sumiko Fuji (Junko Fuji), Masahiko Tsugawa, Kaho Minami, Yumiko Nogama

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La maison des geishas

Dans le Japon de l’après-guerre, le petit monde des gei­shas de Kyôto tente de résis­ter vaille que vaille à la loi anti-pros­ti­tu­tion et aux mou­ve­ments fémi­nis­tes qui les for­cent à renon­cer à leur condi­tion.

Pour cette super­pro­duc­tion pleine de malice, Fukasaku a fait appel à trois gran­des actri­ces repré­sen­ta­ti­ves de la libé­ra­tion des mœurs expri­mée dans le cinéma japo­nais des années 1960 : Sumiko Fuji (Junko Fuji) (« La pivoine rouge »), Mariko Okada (« Eros+mas­sa­cre » de Kijû Yoshida), et Yumiko Nogawa (« La bar­rière de la chair » de Seijun Suzuki).

Nouveau combat sans code d’honneur

「新・仁義なき戦い」
Un film de Haijime Hashimoto / 2002 / 110’ / vosta / Couleur
avec Katsunori Takahashi, Ken Watanabe, Nenji Kobayashi

La mort du chef de clan Oda pro­vo­que une guerre de suc­ces­sion entre le pré­ten­dant à sa suc­ces­sion et un autre clan allié qui veut s’empa­rer de l’héri­tage d’Oda pour conso­li­der son ter­ri­toire. Vingtième film de la série « Combat sans code d’hon­neur » ini­tiée en 1973 par Kinji Fukasaku.

PHOTOGRAPHIES ET CALENDRIER DES SÉANCES

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Contes cruels du bushidô

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L’épouse du château des Ôtori

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Le riz

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Logo de la Tôei

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Les 13 tueurs

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Hommes, porcs et loups

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Le conspirateur

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La maison des geishas

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La pivoine rouge : les jeux sont faits

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Le col du grand Bouddha 1

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Le col du grand Bouddha 2

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Le col du grand Bouddha 3

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Combat sans code d’honneur

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Le grand attentat

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Le sang de la vengeance

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Dans l’ombre du loup

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Le détroit de la faim

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La pivoine rouge : le retour d’Oryû

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Femmes de yakuza

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La tour des lys

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La légende des yakuzas

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Ma mère dans les paupières

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le mont Fuji et la lance ensanglantée

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Police contre syndicat du crime

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Zegen, le seigneur des bordels

Dates
  • vendredi 12 mars
  • Rétrospective Toei - Police contre syndicat du crime à 17h00
  • Rétrospective Toei - La pivoine rouge : le retour d’Ôryû à 20h00
  • samedi 13 mars
  • Rétrospective Toei - La légende des yakuzas à 15h00
  • Rétrospective Toei - Le sang de la vengeance à 17h00
  • Rétrospective Toei - Dans l’ombre du loup à 20h00

Informations pra­ti­ques

Petite salle (rez-de-chaus­sée)
Tarif 4 € / Réduit 3 € / * films en entrée libre
(dans la limite des pla­ces dis­po­ni­bles)

Films pré­sen­tés en ver­sion ori­gi­nale sous-titrée fran­çais (vostf) et
ver­sion ori­gi­nale sous-titrée anglais (vosta)

Provenance des copies :
Japan Foundation Film Library,
Wild Side Films

Maison de la culture du Japon à Paris

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