Kyôgen et nô

Spectacle

公益社団法人 能楽協会パリ公演

Vendredi 27 et samedi 28 janvier 2012 à 20h

Rire et effroi. Deux Trésors natio­naux vivants inter­prè­tent des chefs-d’œuvre du réper­toire clas­si­que : une pièce comi­que de kyô­gen sur les fâcheu­ses consé­quen­ces de l’amour du saké ; un nô dans lequel une ogresse, incar­na­tion du res­sen­ti­ment des fem­mes, exprime son immense tris­tesse en entrant en fureur. A cha­cune des ces deux soi­rées, le kyô­gen Le jeune marié dans un bateau pré­cè­dera le nô Adachigahara.

Kyôgen

Le jeune marié dans un bateau
Durée : 35 min.

KyôgenUn jeune homme va ren­dre sa pre­mière visite à son beau-père, empor­tant avec lui un ton­neau de saké pour célé­brer cet évènement. Afin de tra­ver­ser une rivière qui croise sa route, il monte à bord d’une bar­que. A la vue du saké, le vieux bate­lier ne peut s’empê­cher de deman­der à y goû­ter, pre­nant pour pré­texte le froid mor­dant. Face au refus du jeune homme, il l’effraie en affir­mant ne plus pou­voir contrô­ler son bateau tant ses mains sont gelées. Les deux hom­mes se met­tent alors à boire sans modé­ra­tion. Mais de retour chez lui, le bate­lier décou­vre avec stu­pé­fac­tion que le jeune homme n’est autre que son gen­dre…

Le théâ­tre nôgaku, terme qui dési­gne le nô et le kyô­gen, a été ins­crit en 2008 sur la Liste du patri­moine cultu­rel imma­té­riel de l’huma­nité. « Même s’il fait par­tie du Patrimoine de l’Unesco, c’est un art tou­jours vivant qu’il ne faut pas muséi­fier. » Ces paro­les sont cel­les de Man Nomura, qui inter­prète le rôle du bate­lier. Né en 1930, cet acteur de kyô­gen de l’école Izumi à la car­rière inter­na­tio­nale est Trésor natio­nal vivant depuis 1997.

Man Nomura don­nera une confé­rence le samedi 28 jan­vier à 16h30 à la MCJP

Adachigahara
Durée : 60 min.

Nô Un groupe d’ascè­tes yama­bu­shi effec­tue un pèle­ri­nage dans plu­sieurs pro­vin­ces. Le soir tombe alors qu’ils arri­vent à Adachigahara. Dans cet endroit éloigné de tout, la seule habi­ta­tion est la masure d’une vieille femme. Honteuse de l’état misé­ra­ble de sa demeure, cette der­nière accepte à contre­cœur de les héber­ger pour la nuit. Elle s’en va cher­cher du bois après leur avoir défendu d’entrer dans sa cham­bre. Mais sa curio­sité étant trop forte, un des bon­zes enfreint sa pro­messe et décou­vre avec hor­reur un amas de sque­let­tes humains. La femme sem­ble être l’ogresse de Kurozuka. Les yama­bu­shi effrayés s’apprê­tent à fuir mais la vieille sur­git, méta­mor­pho­sée en démon. Grâce à leurs priè­res, les bon­zes par­vien­nent à cal­mer la ter­ri­ble colère de l’ogresse qui dis­pa­raît dans la nuit ora­geuse.

Kan Hôshô, Trésor natio­nal vivant depuis 1994, est acteur waki de l’école Hôshô. Premier à entrer sur scène, le waki est l’acteur qui entraîne et accom­pa­gne jusqu’au dénoue­ment de la pièce le spec­ta­teur dans un voyage dans le passé, vers un monde médié­val d’où appa­raî­tra un esprit. Il « sup­porte, par­donne, console ». Un rôle essen­tiel qu’assure Kan Hôshô depuis plus de soixante ans.

Kan Hôshô et Munekazu Takeda don­ne­ront une confé­rence le ven­dredi 27 jan­vier 2012 à 16h30 à la MCJP

Dates
  • vendredi 27 janvier
  • Kyôgen et nô à 20h00
  • samedi 28 janvier
  • Kyôgen et nô à 20h00

Informations pra­ti­ques

Tarif 20 € / Réduit 16 € / Adhérent MCJP 12 €
Réservation 01 44 37 95 95
Achat en ligne (avec com­­mis­­sion) sur

Avec le sou­tien de
Japan Airlines

et de l’Association pour la MCJP

Maison de la culture du Japon à Paris

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