Cette exposition, second volet de l’exposition L’Écologie des choses présentée à la Maison de la culture du Japon à Paris au printemps 2025, s’inscrit dans la saison 2026 du Frac Sud comme un temps fort de réflexion sur les enjeux du commun, du vivant et de la transmission. Elle entre en résonance avec l’exposition «Champ étoilé », dans une programmation pensée comme un voyage entre les formes du vivant et les langages de l’invisible.
À travers un dialogue inédit d’œuvres d’artistes japonais de différentes générations, L’Écologie des relations – La Forêt amante de la mer rend palpable les liens affectifs, écologiques ou mémoriels qui nous unissent à nos milieux de vie — ces liens invisibles devenus à la fois précaires et précieux, à mesure que nos modes de vie contemporains ont entrainé avec eux nombre de troubles environnementaux.
Prenant comme point de départ la triple catastrophe du 11 mars ayant frappé le nord-est du Japon en 2011 — un événement aux conséquences multiples, d’ordre intime, social ou environnemental, l’exposition présente des œuvres apparues dans les années dites "post-Fukushima au contact de pratiques imprégnées par l’histoire et la modernisation rapide du Japon dans les années 1970. Par cette mise en regard déployée dans une scénographie non sans écho avec l’architecture du Frac Sud de Kengo Kuma, il s’agit ainsi de montrer comment les événements du 11 mars et les œuvres qui en ont émanées, relaient quelque chose de celles issues de la seconde moitié du XXe siècle au Japon.
En faisant face, bel et bien, à des écosystèmes qui se font et défont, les artistes présentés dans cette exposition ont ainsi en commun d’élaborer des œuvres aventureuses, aussi denses de collaborations que de conflits, et de ne pas baisser les yeux sur l’importance de ces relations qui nous relient tant au vivant qu’entre nous. Autrement dit, des artistes ayant fait le choix — tel que le souligne le sous-titre de l’exposition, "La Forêt amante de la mer" , emprunté à la fable écologique de Shigeatsu Hatakeyama — d’une certaine écologie des relations.
Commissaire de l’exposition Élodie Royer
Avec le soutien de la Japan Foundation et de la Maison de la culture du Japon à Paris
Crédit : Hideki Umezawa, Haruna Lake #2