Numakage Public Pool
Shingo OTA
Titre original : Numakage Public Pool
Titre français : Adieu ma piscine
Réalisateur : Shingo OTA
Année : 2025
Durée : 80 min
Genre : Documentaire
VOSTF
Copyright : © Hydroblast
Synopsis :
À Numakage, en banlieue de Tokyo, la piscine municipale surnommée « l’Océan », ouverte depuis 52 ans, doit disparaître pour laisser place à une école. L’été de sa fermeture et malgré les protestations, baigneurs et équipe font leurs adieux à ce lieu de loisirs, de détente, de drague mais aussi de travail. Avec un regard à la fois décalé et tendre, Ota filme cette disparition comme celle d’un proche, livrant un recueil d’histoires singulières et un message politique fort.
Shingo OTA :
Né en 1985 à Nagano, Shingo OTA réalise ses premiers films indépendants durant ses études à l’Université de Waseda à Tokyo. Son premier long métrage, The End of the Special Time We Were Allowed (2014), sélectionné à Kinotayo, suit pendant sept ans la vie d’un ami proche disparu par suicide. Artiste pluridisciplinaire, il alterne cinéma, théâtre et jeu d’acteur. Son spectacle Les Dernières Geishas a été présenté au Festival d’Automne en 2024.
Présentation :
Numakage – Adieu ma piscine est un cri d’alerte face à la disparition des espaces publics, ces lieux communs offerts aux citoyens et aujourd’hui menacés. Le film scrute avec curiosité la manière dont des individus venus d’horizons divers investissent leur temps, mais il témoigne surtout de l’épreuve collective que traverse une population privée d’un lieu qui lui est cher. Un écho aux films engagés de Kazuo HARA et Kazuhiro SODA, qui accordent à l’espace public un affect précieux et que la modernité tend à ébranler.
Cette attention portée aux fractures sociales traverse déjà l’œuvre de Shingo OTA, qu’il s’agisse du documentaire The End of the Special Time We Were Allowed (en compétition à Kinotayo en 2014) ou de la fiction Fragile, dans laquelle il apparaît comme acteur. Le cinéaste affectionne les formes hybrides, entre vérité brute et jeu performatif, comme dans Les Dernières Geishas (présenté l’an dernier au Festival d’Automne en France). Ce choix lui ouvre un espace de liberté unique pour explorer la « zone grise » de ses sujets.
En 2019, il fonde sa société de production, Hydroblast, avec la volonté affirmée de prolonger cet élan créatif et d’élargir encore le champ de ses expérimentations artistiques.
Film en compétition
Séances en présence du réalisateur/ invité spécial
Mercredi 3 décembre : 20h
Jeudi 4 décembre : 17h