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Conférences - Samedi 9 avril 2005

Nuages flottants

Un grand roman devenu un classique du cinéma japonais

A l’occasion du centenaire de la naissance du cinéaste Mikio Naruse et de la parution de la traduction française du roman Nuages flottants de Fumiko Hayashi, la Maison de la culture du Japon à Paris, en partenariat avec les Editions du Rocher, organise un débat sur la relation privilégiée entre l’écrivain et le réalisateur, qui a adapté pas moins de six de ses œuvres.

16h > Débat
Intervenants : 
Corinne Atlan, traductrice de Fumiko Hayashi
Bernard Eisenschitz, rédacteur en chef de la revue Cinéma
Jean Narboni, critique de cinéma

18h30 > Projection du film Nuages flottants (Ukigumo)
1955 / 124 ' / Noir & blanc / VOSTA (version originale sous-titrée anglais) / 16mm / Etat copie : moyen / Avec Hideko Takamine, Masayuki Mori, Chieko Nakakita, Mariko Okada, Isao Yamagata, Daisuke Kato / D'après le roman de Fumiko Hayashi
Yukiko, rentrant du Vietnam après la guerre, veut retrouver Tomioka, ingénieur qui lui avait promis de divorcer pour l'épouser. Après leurs retrouvailles dans un hôtel, Tomioka lui apprend qu'il ne peut quitter sa femme. Yukiko se retrouve seule et enceinte. Le destin les réunira pourtant.

Fumiko Hayashi (1903-1951) 
Fille de marchands ambulants, elle passe son enfance sur les routes du Japon avant de monter à Tôkyô à l’âge de dix-huit ans. Elle fréquente alors les milieux de l’avant-garde littéraire et artistique de l’époque tout en faisant divers petits métiers pour vivre. La pauvreté continue de la poursuivre et marquera durablement son œuvre, ainsi que sa vie amoureuse tumultueuse. La parution de son journal autobiographique Chroniques de mon vagabondage (Hôrôki, 1928) connaît un succès immédiat et la propulse au premier plan de la littérature féminine japonaise. Elle publie dans les années 30 et 40 journaux, nouvelles et romans dans de nombreuses revues, s’attachant à partir de L’éclair (Inazuma, 1937) à un type de récits moins naturalistes. Les années d’après-guerre seront pour Fumiko Hayashi celles de la maturité, où elle signe ses plus grands chefs-d’œuvre : Le chrysanthème tardif (Bangiku, 1948), Les bas-quartiers (Shitamachi, 1949), Nuages flottants (Ukigumo, 1949-1950) et Le repas (Meshi, 1951), qui restera inachevé. Fumiko Hayashi meurt en 1951.

Mikio Naruse (1905-1969) 
Né à Tôkyô en 1905, devenu orphelin très jeune, il quitte l’école à quinze ans et intègre la Shôchiku comme accessoiriste. En 1926, devenu assistant réalisateur, il travaille aux côtés de Heinosuke Gosho. Toutefois, il doit attendre le début des années trente pour devenir réalisateur à part entière. Des films comme Bon courage larbin ! (1931) et Ma femme, sois comme une rose (1935), couronné par le prestigieux prix Kinema Jumpo, lui valent alors la reconnaissance de ses pairs. Passé à la Tôhô, Mikio Naruse poursuit une œuvre conséquente, alternant comédies et drames dans les années 30 et 40, encore mal connue et qui reste à réévaluer. A partir de la fin des années 40, le cinéaste se spécialise dans le shômin geki, genre centré sur la vie quotidienne du petit peuple, à l’instar de son ami Yasujirô Ozu auquel il fut souvent comparé. C’est dans cette période qu’il réalise cinq adaptations successives de Fumiko Hayashi : Le repas (1951), L’éclair (1952), L’épouse (1953), Les derniers chrysanthèmes (1954) et Nuages flottants (1955), considéré par beaucoup comme son chef-d’œuvre. Dans les années 60, le réalisateur restera fidèle à ses thèmes, un univers sobre et poétique où les femmes occupent une place essentielle, du splendide Quand une femme monte l’escalier (1960), jusqu’à son dernier film, l’émouvant Nuages épars (1967). Il rendra un dernier hommage à son auteur de prédilection en filmant son autobiographie, Chroniques de mon vagabondage (1962). 

Grande salle (niveau -3)
Entrée libre (dans la limite des places disponibles) 
Coorganisation Maison de la culture du Japon à Paris, Editions du Rocher