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Esthétique de l'Amour

Esthétique de l'Amour

Sibérie extrême-orientale - Musée du quai Branly

L’exposition présentera l’art décoratif des peuples du bassin de l’Amour, porteur de sens et révélateur de la construction ontologique spécifique de ces peuples dans leur rapport avec le monde visible et invisible. Les peuples présentés – les Nivkh, les Nanaï, les Aïnous, les Orotch, et les Hezhe (minorité chinoise) – ont fondé leur mode de vie, jusqu’au milieu du 20e siècle, sur le fleuve Amour, qui leur était source de vie et de prospérité.

À propos de l'exposition

Parmi les ensembles spectaculaires des collections asiatiques du musée du quai Branly, les objets anciens collectés dans les régions de Sibérie Extrême–Orientale à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, relevant de l’interaction entre le monde des hommes, la nature sauvage et le monde des esprits, suscitent un intérêt particulier. Des robes de protection en peau de poisson, aux accessoires rituels ornés de volutes et de spirales symboliques, en passant par les objets du quotidien associant des matériaux et des décors naturels d’un brut raffinement : les objets éclectiques et méconnus en provenance du bassin du fleuve Amour associent élégance esthétique et intérêt ethnographique. Ils comptent aujourd’hui parmi les fleurons de la collection du musée du quai Branly.

L’exposition présentera l’art décoratif des peuples du bassin de l’Amour, porteur de sens et révélateur de la construction ontologique spécifique de ces peuples dans leur rapport avec le monde visible et invisible. Les peuples présentés – les Nivkh, les Nanaï, les Aïnous, les Orotch, et les Hezhe (minorité chinoise) – ont fondé leur mode de vie, jusqu’au milieu du 20e siècle, sur le fleuve Amour, qui leur était source de vie et de prospérité. Les Nivkh, les Nanaï et les Aïnous sont liés par la pratique commune du rituel de l’ours ; toutes ces populations sont liées par la même matrice ethnolinguistique et les mêmes pratiques de chasse et de pêche aux salmonidés. Les anciennes sources chinoises parlent des habitants de cette région du fleuve Amour comme des "barbares à la peau de poisson"...